Site de l'Armée Libanaise Mardi, 6 Janvier 2009 
 
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Conférences et recherches
 
Kirass tawjihi
Introduction

Premier chapitre:
Les constantes de la politique d’orientation adoptée par l’armée sur le plan national.

1.1- La loyauté pour le Liban, une patrie définitive pour ses citoyens résidants et émigrants.
1.2- La foi en l’unité du territoire, du peuple et du régime, étant le choix unique pour la durabilité de la patrie.
1.3- La foi en les valeurs suprêmes de la société libanaise et les défendre.
1.4- Le Liban un pays arabe et un membre efficace de la Ligue Arabe et des Nations Unies.
1.5- La relation fraternelle et distinguée entre le Liban et la Syrie.
1.6- Définir et faire face aux dangers principaux menaçant le Liban.
1.7- Tenir à la paix juste et globale étant la solution unique pour le conflit israélo-arabe.
1.8- Soutenir la résistance.
1.9- Renforcer les liens et l’interaction entre l’armée et les citoyens.
1.10- L’armée, une institution s’engageant à exécuter les consignes de la loi des conflits armés ( La loi internationale humaine).


 

Deuxième chapitre:
Les constantes de la politique d’orientation adoptée par l’armée sur le plan militaire.

2.1- Le métier de soldat est un message d’honneur, de sacrifice et de loyauté et plus qu’un métier.
2.2- La naissance de l’armée libanaise/phases et positions.
2.3- L’armée est le bouclier de la légitimité constitutionnelle.
2.4- Distinguer entre l’ennemi et l’ami.
2.5- L’armée, une institution appliquant les règles et les lois.
2.6- Le rôle de l’armée sur le plan de la défense, de la sécurité et du développement.
2.7- Le service militaire.
2.8- L’éloignement des militaires de la politique et écarter les interventions politiques dans les affaires internes de l’institution et l’engagement total à exécuter les résolutions du conseil des ministres.
2.9- Confronter et lutter contre le terrorisme.
2.10- L’armée, institution nationale réunissant les différentes catégories du peuple libanais.
2.11- La loyauté pour l’armée ne se divise pas et devra être absolue et complète.
2.12- Évaluation générale de l’état de l’institution militaire.



 

Introduction

Les premiers traits de l’image de l’armée s’illustrent dans l’esprit des citoyens à partir de sa mission principale en tant que bouclier de la patrie.
L’armée est le symbole de la souveraineté de la nation ainsi que le symbole de son indépendance. Son devoir est d’assurer la sécurité de son entité et de préserver sa souveraineté. De ce rôle l’armée puise la noblesse de son message ainsi que son image sacrée assurée par les lois et les coutumes. L’instruction militaire qui procure aux militaires la capacité, les compétences et la connaissance, joue un rôle primordiale à les habiliter à exécuter les missions qui leur sont confiées.
Or cette instruction  ne s’accomplit que si elle comprend des dimensions morales. La connaissance et les compétences pourront faire un excellent combattant mais elle ne suffisent pas pour l’instruction d’un soldat engagé à la loyauté envers son institution et sa patrie, tout en étant prêt à atteindre les plus hauts degrés du sacrifice pour la défendre.
L’armée puise les bases de l’instruction morales qu’elle œuvre à instaurer dans l’esprit des militaires de deux sources principales:
Au début, ce sont les valeurs suprêmes de la société. La société militaire même si elle était distinguée de la société civile à travers certaines particularités ,elle s’accomplit en même temps avec cette société et interagit avec elle. Elle œuvre en se basant sur les valeurs suprêmes et les principes qu’assurent ses lois, ses coutumes et ses institutions.
Deuxièmement, c’est la particularité de l’institution militaire qui provient de son rôle sacré et qui se centre autour d’un ensemble de vertus militaires.
La politique d’orientation adoptée par l’armée part à son tour des traits essentiels de l’instruction morale tout en se basant sur un ensemble de constantes sur le plan national et militaire.





1.1- La loyauté pour le Liban, une patrie définitive pour ses citoyens résidants et émigrants

La loyauté pour le Liban en tant que patrie définitive pour ses citoyens résidants et émigrants constitue un des principes essentiels de l’instruction nationale des militaires. La foi en un Liban, patrie pour tous ses citoyens émane de la foi en la coexistence qui rend tous les libanais égaux en ce qui concerne leur appartenance à la patrie ainsi que les droits et les devoirs.
L’entité libanaise s’est établi en se basant sur l’entente de ses citoyens qui ont vécu sur son territoire, les unissant une histoire commune et la volonté à bâtir un futur commun dans le cadre d’un régime démocratique.
Si cette formule avait connu plusieurs crises dans de différentes périodes, elle est aussi caractérisé dans la plupart des phases par l’interactivité, la communication et la prospérité.
Les épreuves difficiles qu’ont vécues les libanais durant les longues années de guerre, depuis le mi des années 70 et jusqu’au début des années 90, ont instauré l’idée de l’appartenance au Liban en tant que patrie définitive pour tous ses citoyens.
Les Libanais ne sont pas seulement les résidants sur son territoire, ils sont aussi les émigrés qui sont attachés à leur terre par la nostalgie et n’hésiteront jamais à offrir le support au Liban où qu’ils soient. Le diaspora libanais a constitué depuis ses débuts un réservoir de capacités dans les différents domaines et a assuré à la patrie beaucoup de support.
L’armée en tant que bouclier de l’entité et des principes de son existence tient à un Liban, une patrie finale pour tous ses citoyens et ce selon les options que les libanais ont optées pour.
 

1.2- La foi en l’unité du territoire, du peuple et du régime, étant le choix unique pour la durabilité de la patrie

A cette formule est accordée une importance primordiale, elle est basée sur une croyance solide : la durabilité du Liban est liée certainement à l’unité de son territoire et son peuple et à la préservation de son régime démocratique.
La patrie est un milieu géographique réunissant ses citoyens liés entre eux- mêmes par des relations et un patrimoine commun. Par la suite les liens établis entre les libanais et leur territoire ont constitué une partie de l’entité. Le Liban doit alors préserver l’unité de son territoire et de son peuple pour qu’il puisse survivre.
N’importe quelle formule de division est une formule qui n’est pas destinée à réussir, ni au niveau des groupes, ni au niveau de la patrie.
De même le régime démocratique que les libanais ont choisi, constitue la troisième base nécessaire à la continuité de la Patrie, distinguée par son pluralisme.





1.3- La foi en les valeurs suprêmes de la société libanaise et les défendre

L’armée libanaise croit en les valeurs suprêmes de la société libanaise prouvées par ses lois et ses coutumes, qui furent incarnés comme étant un patrimoine national.
Les plus importantes de ces valeurs sont : la démocratie, la liberté, la justice et l’égalité.
Le régime appliqué au Liban est un régime démocratique républicain, ce qui veut dire que la source des pouvoirs émane du peuple. Son système est parlementaire gouvernemental : le peuple exerce sa souveraineté à travers le Parlement dont chacun de ses membres élu, représente toute la nation.
Selon la loi, l’armée est le bouclier de la constitution et du régime démocratique choisi par le peuple. En préservant la stabilité, l’armée assure, à travers les institutions légitimes, le climat adéquat pour résoudre les problèmes et les désaccords qui puissent surgir. L’armée tient à préserver les libertés publiques dans le cadre des loi, qui à leur tour, assurent la justice et l’égalité entre les citoyens.
Certains chercheurs considèrent que l’armée est l’institution pionnière qui applique les principes de la justice et de l’égalité au sein de son institution : les militaires sont égaux devant la loi et bénéficient des opportunités de grade selon leur compétence et non grâce à d’autres critères.

1.4- Le Liban, un pays arabe et membre efficace à la Ligue Arabe et aux Nations Unies

Le Liban fait partie des pays arabes auxquels il est lié par des relations fraternelles, par la langue et la culture, et le destin commun. Il est un des membres constituants et efficace à la ligue arabe dès son établissement en 1945. De même il fut un membre constituant et efficace aux Nations Unis qui fut établie durant la même année. le Liban s’est engagéà  la charte de la ligue arabe et à l’accord arabe pour la défense commune et la coopération économique qui émanent de l’importance de la coopération arabe et du fait que l’agression extérieure contre l’un des États arabes porte atteinte à tous les autres États.
D’autre part, le Liban s’est engagé à la charte des Nations Unies qui a comme base la charte des droits de l’homme.

1.5- La relation fraternelle et distinguée entre le Liban et la Syrie

La Syrie et le Liban sont liés par des liens historiques émanant des considérations nationales, et géographiques et des intérêts communs des deux pays, surtout lors de leur confrontation avec l’ennemi israélien.
Après la rétification du pacte de l’entente nationale à Taëf, les liens de coordination et de coopération établis entre les deux pays ont eu des résultats positifs pour les deux États. La coopération a joué un rôle important pour enraciner la sécurité et la stabilité au niveau interne libanais tout en l’immunisant contre les attentats de déstabilisation israéliens.
De même la coordination entre les deux pays avait un effet important en offrant le support à la résistance des libanais contre l’ennemi israélien jusqu'au retrait de ce dernier.
D’autre part, la concomitance des deux volets libanais et syrien dans les négociations, a renforcé la position de chacun des deux états. Cette coopération et cette coordination constituent un besoin continu pour la réalisation des intérêts communs des deux pays, vu les difficultés envisagées pour établir la paix juste et globale.
D’ailleurs l’histoire témoigne plusieurs leçons dans ce domaine. Dans le passé non loin, les libanais et les syriens ont lutté ensemble contre le mandat. C’est ainsi que leur coopération a joué un rôle primordial à la réalisation de l’indépendance. Après, ce fut la bataille pour l’évacuation qui n’était pas moins aride que les autres batailles, auxquelles les Libanais et les Syriens ont fait face, unis. C’est alors que l’évacuation a eu lieu.





1.6- Définir et faire face aux dangers principaux menaçant le Liban

Le Liban fait face à plusieurs dangers qui menacent son entité et son existence dont notamment, le danger sioniste. Dès son existence dans la région, Israël fut la source de guerres et de misères dont le Liban et les pays arabes ont souffert pendant un demi - siècle. Les horizons d’une véritable paix semble toujours inexistant, vu la nature raciste de l’entité Israélien. Israël est le seul État des Nation Unies qui n’a pas jusqu'à présent défini ses frontières définitivement. Cela est du a ses prétentions  d’expansion vu la combinaison existant au niveau de la pensée politique, militaire et sociale avec la pensée religieuse fondée sur le principe de la « terre promise ». Ces prétentions sont prouvées par plusieurs documents, dont le mémorandum sioniste présenté lors de la conférence de paix qui a eu lieu à Paris en 1919, dans lequel les juifs prétendent avoir un droit historique en les frontières suivants :
Au nord, les frontières débutent avec un point sur la côte de la méditerranée, près de Saïda, et suivent le flux des eaux des montagnes libanaises jusqu’au pont de Karon, puis arrivant à El Biré, suivant la ligne de démarcation entre la vallée Wadi El Karn et la vallée du Tym, puis se dirigeant vers le Sud suivant la ligne de démarcation entre les pieds des montagnes de l’Est et ceux de l’Ouest de la Montagne El Cheikh arrivant aux alentours de Beit Jin, puis se dirigeant vers l’Est, suivant la côte nord du fleuve Moghniyeh pour se joindre à côté de la ligne de fer… dont à son Ouest se terminent à la côte El Akaba. Au Sud une ligne sur laquelle on se mettra d’accord avec le gouvernement égyptien et à l’Ouest la mer méditerranée.
Selon ce mémorandum le sud de la Syrie appartient à l’État d’Israël, ainsi que l’Est de la Jordanie, la prersqu’île de Sinaï en Égypte et le Nord Ouest du Hijaz dans l’Arabie Saoudite.
Les prétentions d’Israël dans le territoire, l’eau et les ressources du Liban reviennent à plusieurs motivations :
La première motivation est religieuse, car selon les allégations, « la terre promise »  inclue des régions du Liban.
La deuxième motivation concerne les ressources hydrauliques du Liban qu’Israël œuvre à les contrôler, quels que soient les moyens adoptés, vu la pauvreté de la Palestine en eau d’un côté, et l’acharnement d’Israël continu à l’expansion géographique et démographique d’un autre côté.
Ajoutons les prétentions d’Israël économiques et l’inquiétude qu’éprouvent ses Leaders vis à vis l’expérience libanaise basée sur la coexistence entre les différentes confessions. Israël a longtemps visé l’unité du Liban à travers des campagnes pour diminuer la crédibilité et des interventions directes afin de prouver au monde que l’exemple de la coexistence ne réussira jamais.
A part le danger sioniste, le sectarisme, l’implantation, la division, les défis de la mondialisation et le terrorisme constituent des facteurs de danger pour le Liban :

• Le sectarisme constitue un danger menaçant le régime libanais basé sur la participation, l’équilibre et l’accord.
La loyauté à la confession enracinée chez les individus et les groupes empêchent la loyauté à la Nation, dans son contexte globale. C’est un danger, dont la source provient de l’intérieur,  bien que souvent les conflits sectaires sont manipulés par des motivations extérieurs.
Œuvrer pour développer la loyauté nationale en dépit du sectarisme est la solution qui permettra au Liban de bénéficier de sa pluralité religieuse et culturelle. Ici, on devra distinguer entre la religion et le sectarisme. La religion est la relation avec le Bon Dieu,  incarnée selon un seul principe et selon différentes formes, et appelle les gens à se caractériser par les vertus. Alors que le sectarisme vise à abuser de la religion ou de la confession pour des intérêts personnels ou politiques. Autant qu’on respecte les religions et la noblesse de leur message, on rejette le sectarisme car il nuit aux relations entre les citoyens de la même nation. D’où l’engagement à la religion implique la loyauté à l’État, alors que le sectarisme mène à la division.

• L’implantation des réfugiés palestiniens constitue à son tour une source de danger pour le Liban avec ses répercussions sur la démographie. Israël œuvre avec toute sa force et tous ses moyens à imposer ce fait au Liban, et ce afin d’éviter le retour de ces réfugiés à leur territoire selon les résolutions internationales.
Alors que le gouvernement et le peuple libanais refusent cette implantation allant d’une position nationale et humaine, préservant les droits de nos frères palestiniens en leur territoire et leur nation. A travers cette  positon le Liban résiste à toutes ces pressions exercées depuis des années.

• Durant plusieurs phases de la guerre qui a envahit le Liban, la division fut proposée en tant que solution. Or la division ne peut être une solution qui va dans l’intérêt des libanais; elle signifie, mettre fin à l’entité du Liban et le transformer en de petits États qui ne réussiront jamais à survivre.
L’armée qui croit au Liban en tant que Nation réunissant tous ses citoyens, considère que la division est un complot qui vise le Liban et tous les libanais.

• En addition aux dangers déjà cités, la mondialisation vient d’imposer d’autres dangers. L’usage de ce terme s’est répandu  après l’effondrement de l’Union Soviétique et s’est relié à la supériorité des États Unis, et leur domination économique et l’élargissement du décalage économique existant entre les États du Nord riches et les États du Sud pauvres.
Les problèmes principaux qui commencent à surgir chez les peuples faibles se concentrent sur la pauvreté, l’analphabétisme, l’accroissement populaire, la pénurie d’eau et le gaspillage des sources naturelles. Ces problèmes n’arrêtent d’augmenter et de se développer malgré que le monde est devenu proche d’être considéré comme un village universel, sous l’effet des transports et  l’échange des connaissances à travers la télévision et l’Internet, etc.
Face à ces problèmes, plusieurs, dont notamment les Nations Unis et leurs organisations appellent à la nécessité de renforcer les moyens de développement à l’ombre de la mondialisation.
Les experts insistent sur la nécessité de développer les ressources humaines sur le plan psychique, social et culturel, parallèlement au  développement économique.
L’axe du développement moderne et efficace se concentre en premier lieu sur les êtres humains, allant de deux principes : le principe de l’éducation et l’augmentation des capacités des gens, et le principe du renforcement de la participation qui veut dire s’orienter de plus en plus vers la démocratie.
Pour faire face à ces problèmes, on doit d’abord tenir aux constantes de la position politique libanaise vis à vis l’agression israélienne et la détermination sur la libération du territoire libanais occupé, dans le cadre de la paix juste et globale qui implique aussi le retrait du Golan et le retour des réfugiés palestiniens. En ce qui concerne les défis de civilisation et de culture, la solution émane de l’attachement aux valeurs et aux traditions de notre civilisation arabe qui a toujours connu, tout au long de l’histoire, une coexistence et une interaction entre les différentes cultures et religions dont le Liban, avec sa formule distinguée, constitue un exemple. La civilisation arabe a offert à la civilisation humaine des accomplissements au niveau des sciences, de la littérature et de l’art, dont les effets restent clairs jusqu’à présent; c’est une civilisation ouverte et loin d’être étroite. Elle rejette le fanatisme et le puritanisme, et a longtemps réuni les arabes, alors que les ennemis des arabes appellent à la division.
Le terrorisme représente le plus grave danger pour le Liban et son peuple. L’ennemi israélien a exercé le terrorisme de l’État sur le Liban, il a commis les massacres à Sabra, Chatila, Kana, Sohmor et autre, a bombardé les stations d’électricité, les ponts, tout comme il a commis des attentats explosifs terroristes à l’intérieur du pays, ce qui a causé la mort de plusieurs martyrs civils. De même le Liban fut exposé au terrorisme portant atteinte à la sécurité, ce qui va dans les intérêts de l’ennemi.
Pour lutter contre le terrorisme il faut immuniser notre loyauté et celle de notre entourage à l’État et œuvrer pour l’intérêt national, nous devrons être les protecteurs permanents de la sécurité du pays et sa stabilité.





1.7- Tenir à la paix juste et globale étant la solution unique pour le conflit israélo-arabe

Israël a et poursuit l’exercice de grandes pressions sur le Liban afin de le forcer à abandonner la paix juste et globale.
Mais la position libanaise claire et stable dans ce domaine porte sur le fait que la paix n’est pas véritable que si elle inclue une solution juste à toutes les questions reliées à ce conflit.
Le Liban a refusé les attentats pour séparer les deux volets libanais et syrien ans le processus de paix afin d’éviter une paix unilatérale.
Les souffrances des palestiniens malgré qu’ils ont signé les accords d’Oslo, ne sont qu’une preuve sur la justesse de cette position.
Pour que la paix soit basée sur des fondements solides, elle doit impliquer les facteurs principaux pour la solution juste et globale : le retrait d’Israël des fermes de Chébaa et du Golan et le retour des réfugiés palestiniens.
N’importe quelle fragmentation de la paix ne mènera jamais à une paix, mais sera la base à des nouveaux conflits. C’est pour cela que l’ennemi œuvre à fragmenter la paix en exposant des solutions unilatérales que les évènements ont prouvé leur échec. Il poursuit de proposer, selon de différentes formes, à clore le conflit avec le Liban sans la réalisation du reste des conditions de la paix juste et globale, dont notamment le retour des réfugiés. Le Liban refuse ces propos, car clore le conflit mènera sans aucun doute, à implanter les palestiniens, ce qui se contredit avec l’intérêt national de tous les libanais.

1.8- Soutenir la résistance

Les chartes et les déclarations des droits internationaux de tous les peuples réclament leur droit à résister contre l’occupation, l’agression et
l’auto- défense selon tous les moyens disponibles, leur permettant de survivre.
Dans ce contexte, la résistance des libanais contre l’occupation israélienne est considérée comme étant un droit légitime, jusqu’à ce que l’occupation soit terminée. Cette résistance soutenue par l’État, l’armée et les citoyens a mené à l’écrasement de l’ennemi de la plupart des territoires libanais.
Néanmoins l’ennemi stationne toujours dans les fermes de Chébaa, dans des postes connus par leur importance stratégique et économique ; c’est pour cela les libanais ont le droit à résister jusqu’au retrait complet.


1.9- Renforcer les liens et l’interaction entre l’armée et les citoyens

L’armée croit en la nécessité de renforcer sa relation et son interactivité avec ses citoyens, surtout les jeunes. A travers cette interactivité, l’armée œuvre à enraciner leur confiance en la Patrie et son future, dont s’incarne l’intérêt suprême de la patrie.
L’interactivité entre l’armée et la société se reflète positivement sur des différents niveaux. Elle enracine l’image de l’armée  en tant qu’Institution nationale qui oeuvre pour l’intérêt suprême et par la suite elle appartient à tous les libanais et non pas à une seule catégorie. De même elle préserve la volonté populaire à travers sa protection de la constitution et des institutions.
Autant que la relation liant l’armée aux citoyens est bonne, autant qu’ elle peut jouer un rôle primordiale pour la complémentarité de toutes les catégories de la société libanaise et pour instaurer le sentiment de la loyauté nationale et l’identité commune. C’est de cette manière qu’elle joue un rôle important à bâtir la confiance en l’État qui représente l’accord de tous et dont l’armée constitue l’une des bases fondamentales de son existence.
Sur le plan de l’armée elle-même, son image positive chez les citoyens mène à leur ralliement autour d’elle, ce qui mène à la soutenir et contribue à l’exécution de ses missions avec toute compétence et efficacité. De même cette image contribue à renforcer la capacité de l’armée à attirer les compétences de la jeune génération.





1.10- L’armée, une institution s’engageant à l’exécution des consignes de la loi des conflits armés (le droit international humain)

Le Liban a signé et s’est engagé à exécuter les 4 accords de Genève de l’an 1949 et a rejoint ses deux protocoles supplémentaires. De même il a signé et s’est engagé aux accords et conventions qui furent à la base de la loi des conflits armés, dont le but est de  trouver des solutions aux questions principales surgissant après ces conflits et d’exposer les cadres et les principes pour utiliser la force militaire.
L’armée s’engage à l’exécution de cette loi, dans le cadre de la politique de l’État  et selon les consignes de la constitution et considère les règles et les principes de cette dernière une partie des instructions militaires permanentes.

2.1- Le métier de soldat est un message d’honneur, de sacrifice et de loyauté et plus qu’un métier

Selon Anatol France : « S’il y aura quelque chose de sacré dans la société, c’est l’armée ».
Cette devise émane de la sainteté du message militaire, le message du soldat qui fait de son exécuteur une personne prête à atteindre les plus hauts degrés du sacrifice en défendant sa patrie. Ce message est lié aux sentiments les plus nobles et les plus profonds.
Qu’est ce qui rend à l’idée de mourir pour les autres, une idée acceptable ?
Ce sont les vertus militaires incarnées par le sacrifice, la virilité, le courage, de contrôle des dépenses, l’intégrité et l’esprit du groupe.
Le militaire vit ces vertus durant sa vie quotidienne et les incarne par son comportement, alors que les autres sont plus occupés par les actualités de la vie.
Ce qui a précédé, donne à l’armée une particularité et imprime la vie des militaires par des qualités les distinguant des autres, et l’uniforme militaire uni n’est que le symbole de cette distinction.
C’est alors que le métier de soldat devient beaucoup plus qu’un métier ou un moyen pour gagner la vie; il s’agit de la consolidation des âmes ambitieuses pour un but noble : défendre la patrie, son peuple, son patrimoine, son entité, et les bases de son existence.
L’institution de l’armée réunit les fils d’une seule nation, quelles que soit leurs régions, leur appartenance et les mène en fusion dans une unité basée sur les valeurs, les idéaux nobles et les buts connus des citoyens d’une nation unie. Sa base sont l’éducation et la discipline fermes afin que les enrôlés deviennent l’exemple de la virilité, et puissent par la suite préserver l’honneur et la dignité de la Patrie.
Grâce au serment qu’ils ont prêté pour la gloire du Liban et sa victoire, ils se sont engagés à assumer leur devoir.
Le slogan «  honneur, sacrifice, loyauté » qui résume les valeurs déjà citées est le titre principal de la vie du militaire et ses comportements quotidiens.
Autant que le militaire est engagé à ce slogan, autant qu’il mérite l’honneur d’appartenir à l’armée et l’honneur de défendre la patrie.





2.2- La naissance de l’armée/ phases et positions

l’histoire de l’armée a commencé quand le gouvernement Français a formé le 15 novembre 1916 le « groupe de l’Orient » au quel se joignirent des centaines de Libanais pour former le noyau de l’armée libanaise.
Du « groupe de l’Orient » s’est formé le « franc- tireurs libanais » qui fut le noyau de l’armée libanaise et cela le 26 Janvier 1926.
Peu avant la déclaration de l’indépendance du Liban, les différentes parties de l’armée libanaise formèrent un seul groupe qui porta le nom de « cinquième brigade » sous le commandement du colonel Fouad Chéhab, et ce fut le noyau de l’armée libanaise.
A partir de l’heure 00:00 du 1er Août 1945, le commandement de l’armée fut transféré à l’État libanais indépendant.
Le Général Fouad Chéhab fut nommé commandant en chef de l’armée et le Général Sleiman Naoufal, chef d’État Major.
Ainsi, le 1er Août fut désigné pour fêter l’armée chaque année.
Dès le fondement du « groupe de l’Orient » en 1916, ses membres ont commencé à planifier effectivement pour établir une armée nationale et se libérer du mandat français et réaliser l’indépendance totale. Les positions nationales se succédèrent alors : Ainsi prit naissance la pétition historique signée par 40 officiers le 20 juillet 1946 à Zouk Mikael qui prêtèrent serment d’honneur qu’ils n’obéiront qu’aux autorités de leurs pays. En 1943, le commandant du « franc-tireurs libanais », l’officier Jamil Lahoud refusa de se plier à l’ordre d’attaquer le gouvernement de la révolution à Bchamoun et de réprimer la révolution. En 1948 la fameuse bataille de Malkieh a eu lieu où des unités de l’armée ont réussi à restituer le village cité après une confrontation aride avec l’ennemi israélien, malgré l’incompatibilité existante au niveau du nombre, des armes des munitions.
Malgré l’échec de l’armée à confronter la guerre émeute en 1975 à cause de l’absence de la résolution politique, elle a maintenu son unité et resta le refuge des citoyens honnêtes et fidèles ayant comme ambition un futur rayonnant.
Le 13/10/1990, après la signature des accords de Taëf, la reconstruction de l’armée commença, selon des bases nationales claires et la vision s’est éclaircie à travers le dogme militaire qui distingua l’ami et l’ennemi.
Cette vision établie par le Général Émile Lahoud, continue et s’instaure sous l’égide du Général Michel Sleiman.


2.3- L’armée est le bouclier de la légitimité constitutionnelle


La constitution constitue le plan clair qui définit le régime, les principes et les buts du gouvernement dans un État. Elle est le fruit de plusieurs expériences et épreuves que le peuple a connues à travers son évolution, et dont les hommes d’esprit ont tiré ce qui    est convenable pour diriger un pays, et réaliser ses ambitions et le but de son existence.
La Constitution est sacrée, elle ne peut être modifiée que selon les consignes que la constitution, elle - même, a déjà approuvées.
En addition à la protection des frontières et la préservation de la souveraineté et la liberté contre tout agresseur, la mission de l’armée, dans toute patrie, est de protéger la constitution contre toute personne la contredisant, même si cette personne était un citoyen.
L’armée est le bouclier de la légitimité constitutionnelle et elle est obligée de la défendre et de défendre ses Institutions légitimes. De cette façon, l’armée ne protège pas une seule personne ou n’importe quel groupe, ses buts et ses projets au sein du régime. Le rôle de l’armée sur le plan interne est de s’engager aux résolutions du pouvoir exécutif, selon les consignes de la constitution, c’est alors qu’elle puise son rôle du peuple, car cette formule émane de la volonté du peuple même, et de l’accord des libanais.
L’armée exécute une mission nationale unie et globale, elle doit être loin des conflits internes et en même temps, protégeant l’intérêt général, les libertés et le régime démocratique.





2.4- Distinguer entre l’ennemi et l’ami

Définir l’ennemi, constitue l’une des principales bases de l’instruction morale des militaires, ainsi que de distinguer entre l’ennemi et les États amis qui supportent la cause du Liban.
Israël est l’ennemi du Liban qu’il faut affronter et faire face à ses agressions et ses complots. Cette politique a enraciné une vision claire au sein de l’Institution militaire vis à vis des dangers que représente l’ennemi israélien pour le Liban.
Cette harmonie entre la vision nationale claire de ce danger, représentée par la politique officielle et les positions de la société civile d’une part, et la vision militaire d’autre part, a mené à l’unification de la position libanaise vis à vis de ce sujet.
Cette position qui s’est développée durant les longues années d’affrontement avec l’ennemi, surtout depuis le début des années 90, a mené à des résultats importants sur les plans militaire et national.
Pour l’armée, la clarté de la vision et le fait que l’affrontement de l’ennemi israélien soit au sein du dogme de combat, ont contribué à la reconstitution de l’unité de l’institution militaire. Tout cela s’est incarné à travers les confrontations ardentes de l’armée aux agressions israéliennes, malgré les moyens disponibles modérées par rapport à l’arsenal sophistiquée de l’ennemi.
L’armée s’est basée sur deux principes:

- La foi en la puissance du droit. Allant de ce principe, il faut affronter l’ennemi quelles que soient les balances des puissances.

-  Israël est l’ennemi de tous les libanais et non pas d’une seule catégorie, et par la suite , toute agression portant atteinte à n’importe quelle région du Liban est considérée une agression contre toute la patrie, dont tout le monde, uni doit l’affronter.

L’appartenance des soldats doit être au Liban, et non à une région géographique déterminée.
Quant au plan national général, le Liban a connu un rare accord       sur la nécessité d’affronter les dangers israéliens, surtout après que s’est enracinée la conscience vis à vis des menaces que représente Israël visant la stabilité, l’unité et l’entité du Liban.
Parallèlement à la définition claire de l’ennemi, les amis du Liban supportant sa cause et avec lesquels il est lié par des liens de fraternité, du destin commun et de l’amitié, furent définis.
Sur le plan régional, le Liban est considéré un État arabe lié avec ses frères par les liens de la langue, de la culture et des intérêts communs, ainsi que par le facteur du danger israélien.
L’armée a tenu à exécuter la politique élaborée  par l’État et qui a considérée la Syrie l’État sœur le plus proche au Liban, avec lequel il est uni par des liens de fraternité, l’histoire commune et les intérêts stratégiques principaux sur le plan politique, militaire et économique.
La Syrie a offert au Liban en tant qu’État et armée, le support, durant les moments critiques. Ses sacrifices ont joué un rôle important pour l’arrêt du combat et le règne de la stabilité et de la sécurité sur le plan interne, et pour la réussite de la résistance contre l’ennemi Israélien.
Allant de l’accord de coordination et d’amitié entre le Liban et la Syrie, selon les accords du Taëf, l’armée libanaise tient a coordonner avec ses frères à l’armée syrienne, afin de réaliser l’intérêt des deux pays, permettant d’affronter les complots de l’ennemi israélien, visant à avoir des relations unilatérales avec chaque État à part.
Quant au plan international,  le Liban est un pays membre aux Nations Unies dont la charte définit les cadres de coopération entre les États. Il respecte les coutumes, les chartes et la légitimité internationaux, surtout qu’il fut l’un des premiers État à établir le dogme des droits de l’homme.





2.5- L’armée, une institution appliquant les règles et les lois.

L’armée est l’une des Institutions de base d’une société ; les régimes militaires inter actent et coopèrent avec les autres régimes sociaux , comme le régime économique et le régime politique, afin de réaliser les buts de la société.
Néanmoins, le rôle de l’institution militaire sur le plan de la défense et de la sécurité lui offre une particularité, une importance et des capacités dépassant ceux offerts aux autres institutions existantes. C’est pour cela que l’application des règles et des lois sera la seule voie pour l’organisation du travail au sein de l’institution militaire, menant par la suite à la réussite de ses missions d’une part, et l’organisation de ses relations avec les autres institutions de la société d’autre part, ce qui contribue a réaliser la stabilité, la prospérité et le développement de cette dernière.
L’engagement aux lois et aux règles constitue les valeurs et les principes enracinés chez les militaires, que ce fait s’agit de leur comportement au sein de l’institution militaire ou de la relation de l’armée, en tant qu’Institution, avec l’autorité politique et les autres institutions de l’Etat et de la société. La loi seule garantit et applique les droits de tout le monde.
Etant donné que l’armée est une Institution dont les lois constituent ses bases fondamentales, elle est responsable de protéger les droits des militaires. L’instruction morale insiste sur ce sujet, de l’angle qui considère tout militaire une partie intégrante de l’institution et par la suite, tous ses droits sont protégés par les services concernés au sein   de l’Institution. C’est  de cette façon que la loyauté du militaire n’est que pour son institution.
  La discipline est considérée l’âme de l’institution militaire qui fait de sa performance la meilleure et la parfaite, dont  émane le respect éprouvé à l’armée.
La discipline est un mélange de vertus militaires enracinées, chez les militaires, qui dirigent leur comportement automatiquement. C’est une formule résumant plusieurs qualités comme l’honnêteté, le courage, la noblesse, l’intégrité, la virilité, l’esprit de coopération et la disponibilité à servir et à sacrifier… ces vertus marquent le respect et la distinction de l’armée, étant donné qu’elles constituent des principes stables du comportement des militaires.
La discipline est la base fondamentale de l’armée. Elle incarne le respect de grade, du devoir et du régime et garantit la complémentarité des rôles et de l’unité de l’Institution. Il existe deux genres de discipline militaire : la discipline du soldat en tant qu’ Individu, et la discipline de l’unité en tant que groupe.
-La discipline de l’individu constitue la traduction véritable de son engagement aux lois et aux règles militaires, durant toutes les circonstances et tout le temps, cela prouve que le militaire a pu dompter sa volonté et ses tendances pour être l’exemple en tant que combattant et individu dans un groupe et en tant qu’être humain, dans une société.
La discipline du militaire s’incarne à travers différents signes; allant de l’apparence adéquate et arrivant à l’engagement aux ordres et l’exécution des missions, quels que soient les sacrifices. Le militaires discipliné s’engage aux principes du savoir-vivre dans son comportement avec les commandants et les collègues et agit dans son groupe, allant de l’esprit de coopération, prend soin de ses armes et ses munitions continuellement, afin d’être disponible à n’importe quel moment.
-Sur le plan du groupe, la discipline constitue l’une des quatre bases de la disponibilité de l’unité, dont le moral, l’esprit de l’unité et la compétence. L’unité est considérée disciplinée, lorsqu’elle est organisée, obéissante et sur laquelle on peut dépendre. Elle exécute son devoir rapidement et efficacement, selon des ordres directs ou même avec l’absence des ordres. De même la discipline apparaît dans la place du combat où l’unité peut affronter toutes les circonstances, avec réussite.





2.6- Le rôle de l’armée sur le plan de la défense, de la sécurité et du développement.

L’un des devoirs principaux de l’armée est de défendre les frontières de la patrie contre toute agression extérieure. Ce fait s’est représenté par la disponibilité permanente de l’armée et par son affrontement des agressions israéliennes sous toutes ses formes.
De même l’armée a préservé la sécurité sur le territoire libanais selon la résolution du conseil des ministres datant le 15/01/1991. l’armée a exécuté cette mission parfaitement et continue à la faire. En addition aux missions de défense et de sécurité, l’armée exécute des missions de développement aux quelles le commandement accorde une grande importance comme la réhabilitation des sites touristiques et historiques, les travaux de reboisement , avec la coordination des départements concernés, éteindre les incendies, supporter les ministères concernés et contribuer a réhabiliter l’infrastructure des villages et réaliser des missions secouristes dans les circonstances urgentes.


2.7- Le service militaire

Le projet du service militaire fut appliqué le 1er août 1993. Le  commandement de l’armée s’est considéré responsable de l’application de ce projet et l’a traité sérieusement, allant du fait que le service  du drapeau est un devoir national qui porte du bénéfice à la patrie en premier lieu, puis à l’Institution de l’armée.
Les résultats du  projet du service du drapeau furent les suivantes :

-La participation de la jeunesse libanaise au devoir de défendre la patrie et préserver sa sécurité et sa stabilité .

-Le renforcement de l’esprit national et la fusion de la jeunesse, tout en enracinant leur loyauté à la Patrie et à l’Etat.

-Consolider le respect de la loi dans la conscience générale, ainsi que les concepts du régime, de la discipline, de la justice, du droit, du devoir, du travail constitutionnel chez les recrutés.

-La réalisation d’une épargne matérielle importante pour le bénéfice du Trésor et la contribution à soutenir l’opération de la construction et du développement et ce en nominant les recrutés à hautes spécialisations au différents ministères et directions publiques.





2.8- L’éloignement des militaires de la politique et écarter les interventions politiques dans les affaires internes de l’institution et l’engagement total à exécuter les résolutions du conseil des ministres

L’armée, en tant qu’institution nationale unissante, chargée de défendre la souveraineté et l’indépendance de la Patrie contre tous les dangers extérieurs ou intérieurs, est censée rester loin des affaires politiques afin de demeurer fidèle à son rôle en tant que bouclier de la légitimité constitutionnelle. De même l’armée doit conserver une distance égale indiquée par les lois avec tout le monde, afin de s’éloigner des différences intérieures.
Pour que l’armée reste loin des attirances et des différences intérieures, les interventions des politiciens dans ses affaires internes en tant qu’Institution à laquelle la loi a accordé une auto-indépendance relative, ne doivent pas exister.
Le commandement de l’armée a accordé une grande importance à ces deux questions majeures, après sa réunification, surtout que les épreuves qu’a déjà connu le Liban, ont fait de la sorte que tirer les leçons du passé est une question évidente.
La position du commandement de l’armée s’est basée sur deux points, dans ce sujet : premièrement, son engagement à s’éloigner de la politique et des conflits intérieurs et conserver la même distance avec tout le monde. Deuxièmement, éloigner les interventions politiques des affaires intérieures de l’Institution.
De même l’Institution militaire s’engage à exécuter ses missions dans le cadre de la loi et du régime démocratique.


2.9- Confronter et lutter contre le terrorisme

Sur le plan international, une définition précise pour le terrorisme n’existe pas . Il existe plusieurs définitions et concepts qui se différencient en qualifiant les actes terroristes.
La vérité, c’est que le concept du terrorisme se centralise sur l’effet des moyens et des systèmes de comportement de certains individus visant à réaliser des buts spécifiques qui sont souvent politiques ou idéologiques. Israël a essayé d’user le maximum de son influence afin de confondre entre le concept du terrorisme condamné et la résistance légitime. Mais l’État libanais a poursuivi de supporter sa résistance justifiée.
De même, l’armée a affronté avec toute fermeté toutes sortes de terrorisme, débutant de la lutte contre le crime individuel et collectif organisé, passant par dévoiler et arrêter les réseaux d’espionnage et de sabotage opérant pour le bénéfice de l’ennemi israélien, arrivant à l’opération de Denniyeh en 1999 et réprimer les groupes extrémistes visant à déstabiliser les bases de la stabilité sécuritaire.
Cette opération avait, dans le temps, connu plusieurs critiques de la part de certains milieux internationaux, surtout américains sous le prétexte de préserver la charte des droits de l’homme. Néanmoins les évènements du 11 Septembre 2001 ont prouvé la justesse de la résolution  de l’autorité libanaise et l’armée qui fut la pionnière à se méfier des dangers concernant ce sujet.





2.10- L’armée, institution nationale réunissant les différentes catégories du peuple libanais


L’armée est considérée l’exemple d’une Institution nationale réunissante, basée sur deux principes :
la loyauté absolu à la Patrie qui se rend hautaine des petites loyautés, et la consolidation afin de réaliser des buts nationaux généraux.
Les sociologues insistent sur l’importance de cette caractéristique pour l’Institution militaire, surtout dans les sociétés pluralistes où l’armée représente la garantie pour toutes les catégories et représente leur accord dans le cadre de l’Etat et ses lois et préserve l’équilibre entre elle et empêche n’importe quel attentat menaçant l’entente et la stabilité.
L’armée regroupe parmi ses rangs les différentes catégories du peuple libanais et œuvre à instruire ses militaires selon les principes de la loyauté nationale qui se rend hautaine des petites appartenances, que se soient pour une confession, une région ou un parti…
L’armée ne connaît qu’une seule loyauté, la loyauté au Liban en tant que Patrie définitive pour tous ses citoyens.
Etant donné que les valeurs au sein de l’Institution militaire passe de la parole à l’exécution, la consolidation pour la réalisation des buts nationaux généraux, constitue une garantie additionnelle pour la stabilité de la société.
Ce fait ne s’effectue pas seulement à travers la force qu’incarne l’armée en empêchant les attentats qui menacent la stabilité, mais aussi à travers la contribution de l’armée à développer les orientations et les mouvements nationaux dans la société.
L’instruction nationale ne s’effectue pas seulement au sein de l’Institution militaire, mais touche toute la société et ce à travers plusieurs moyens:
L’image de cette institution dans la conscience collective en tant qu’exemple national, et son interaction avec les institutions de la société, à travers un réseau de relations, duquel le service du drapeau ne constitue qu’un cercle.
L’instruction nationale que reçoivent les militaires insiste sur le rôle de l’armée, en tant qu’Institution nationale regroupant tous les libanais et oeuvrant pour eux dans le cadre des lois de la justice et l’égalité. Dans ce sens sa position garde la même distance de tout le monde.



2.11- La loyauté pour l’armée ne se divise pas et devra être absolue

Le militaire commence véritablement sa carrière  à l’armée quand il prête serment par son honneur d’assumer son devoir afin de défendre et de préserver le drapeau de sa Patrie. L’engagement est à la tête des valeurs de l’honneur militaire.
Le premier sens de l’engagement est de donner la priorité à l’intérêt de la patrie en dépit de l’intérêt personnel. C’est un acte de volonté de s’engager à l’honneur militaire et d’œuvrer pour réaliser les principes du professionnalisme de l’armée, ce qui distingue le militaire des civils dans la société.
L’engagement représente , dans un sens plus large, la volonté du militaire d’offrir sa vie pour le service de sa patrie. La traduction véritable de cet engagement est différente selon les grades et les responsabilités. L’engagement est demandé afin de servir les buts nationaux généraux et les buts militaires stratégiques, de même que prendre soin des unités, des membres et des munitions.
Mais il est connu que la complémentarité des rôles à l’armée donne une importance à chacun d’eux, que se soit le rôle modéré au niveau de la base, ou important, au sommet.
L’engagement à la loyauté pour l’institution militaire et par la suite pour la patrie est une loyauté complète et absolue. Quand le militaire prête serment de sacrifier sa vie pour le service de sa patrie, il lui sera impossible de fragmenter cette loyauté ou que l’engagement à cette loyauté sera relative selon un intérêt. Donc la loyauté pour l’armée doit être purifiée de l’appartenance à n’importe quelle partie, et doit être honnête par les engagements quels que soient les circonstances. Toute loyauté incomplète ou fragmentée constitue une trahison au serment et à l’honneur militaire.
Le concept de la loyauté à l’armée implique aux militaires des différents grades, de s’éloigner de la politique et du sectarisme car cela se contredit avec le principe du patriotisme.
Allant de ce principe, il est impératif pour le militaire de concentrer son effort et son temps pour le service de l’Institution et de ne pas s’occuper par des travaux qui pourront affaiblir sa loyauté et sa productivité.


2.12- Évaluation générale de l’état de l’institution militaire

Les réalisations de l’institution de l’armée durant une décennie et quelque, furent spéciales, en témoignage de tous les milieux locaux, régionaux et internationaux. Par une durée exceptionnelle, l’armée fut réunifiée et établie selon des bases et des constantes nationales claires.
Ce qui était marquant c’est la réorganisation de l’armée, l’équipement et l’entraînement de ses membres au coût le plus minime ; cette opération n’a constitué aucun crédit pour le Trésor.
De même l’armée fut pionnière, grâce à son sentiment nationale, envers la situation financière et économique du pays. Elle a alors diminué les indemnités des militaires, de même une politique de contrôler les dépenses fut adoptée au sein de l’institution.
Durant ces années, l’armée a réussi à établir une relation de confiance et d’amabilité avec les citoyens, à travers les disciplines militaires hautaines et fermes et le bon comportement des militaires avec leurs citoyens, et grâce à l’esprit de motivation et du sacrifice. Tout cela a eu lieu grâce aux orientations du commandement et sa vigilance et grâce à la conscience des militaires vis à vis les mesures prises et leur conviction de la noblesse de leur message.




 
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