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| Kirass tawjihi
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Introduction
Premier chapitre:
Les constantes de la politique d’orientation adoptée par
l’armée sur le plan national.
1.1- La loyauté pour le Liban, une patrie définitive pour ses
citoyens résidants et émigrants.
1.2- La foi en l’unité du territoire, du peuple et du régime, étant le choix
unique pour la durabilité de la patrie.
1.3- La foi en les valeurs suprêmes de la société
libanaise et les défendre.
1.4- Le Liban un pays arabe et un membre efficace
de la Ligue Arabe et des Nations Unies.
1.5- La relation fraternelle et distinguée entre
le Liban et la Syrie.
1.6- Définir et faire face aux dangers principaux
menaçant le Liban.
1.7- Tenir à la paix juste et globale étant la
solution unique pour le conflit israélo-arabe.
1.8- Soutenir la résistance.
1.9- Renforcer les liens et l’interaction entre
l’armée et les citoyens.
1.10- L’armée, une institution s’engageant
à exécuter les consignes de la loi des conflits armés ( La loi internationale humaine).
Deuxième chapitre:
Les constantes de la politique d’orientation adoptée par l’armée sur
le plan militaire.
2.1- Le métier de soldat est un message
d’honneur, de sacrifice et de loyauté et plus qu’un métier.
2.2- La naissance de l’armée libanaise/phases et
positions.
2.3- L’armée est le bouclier de la légitimité
constitutionnelle.
2.4- Distinguer entre l’ennemi et l’ami.
2.5- L’armée, une institution appliquant les
règles et les lois.
2.6- Le rôle de l’armée sur le plan de la défense,
de la sécurité et du développement.
2.7- Le service militaire.
2.8- L’éloignement des militaires de la politique
et écarter les interventions politiques dans les affaires internes de l’institution
et l’engagement total à exécuter les résolutions du conseil des ministres.
2.9- Confronter et lutter contre le terrorisme.
2.10- L’armée, institution nationale réunissant les
différentes catégories du peuple libanais.
2.11- La loyauté pour l’armée ne se divise pas et
devra être absolue et complète.
2.12- Évaluation générale de l’état de
l’institution militaire.
Introduction
Les premiers traits de l’image de l’armée s’illustrent dans l’esprit des citoyens à partir de sa mission principale en tant que bouclier de la patrie.
L’armée est le symbole de la souveraineté de la nation ainsi que le symbole de son indépendance. Son devoir est d’assurer la sécurité de son entité et de préserver sa souveraineté. De ce rôle l’armée puise la noblesse de son message ainsi que son image sacrée assurée par les lois et les coutumes. L’instruction militaire qui procure aux militaires la capacité, les compétences et la connaissance, joue un rôle primordiale à les habiliter à exécuter les missions qui leur sont confiées.
Or cette instruction ne s’accomplit que si elle comprend des dimensions morales. La connaissance et les compétences pourront faire un excellent combattant mais elle ne suffisent pas pour l’instruction d’un soldat engagé à la loyauté envers son institution et sa patrie, tout en étant prêt à atteindre les plus hauts degrés du sacrifice pour la défendre.
L’armée puise les bases de l’instruction morales qu’elle œuvre à instaurer dans l’esprit des militaires de deux sources principales:
Au début, ce sont les valeurs suprêmes de la société. La société militaire même si elle était distinguée de la société civile à travers certaines particularités ,elle s’accomplit en même temps avec cette société et interagit avec elle. Elle œuvre en se basant sur les valeurs suprêmes et les principes qu’assurent ses lois, ses coutumes et ses institutions.
Deuxièmement, c’est la particularité de l’institution militaire qui provient de son rôle sacré et qui se centre autour d’un ensemble de vertus militaires.
La politique d’orientation adoptée par l’armée part à son tour des traits essentiels de l’instruction morale tout en se basant sur un ensemble de constantes sur le plan national et militaire.

1.1- La loyauté pour le Liban, une patrie définitive pour ses citoyens résidants et émigrants
La loyauté pour le Liban en tant que patrie définitive pour ses citoyens résidants et émigrants constitue un des principes essentiels de l’instruction nationale des militaires. La foi en un Liban, patrie pour tous ses citoyens émane de la foi en la coexistence qui rend tous les libanais égaux en ce qui concerne leur appartenance à la patrie ainsi que les droits et les devoirs.
L’entité libanaise s’est établi en se basant sur l’entente de ses citoyens qui ont vécu sur son territoire, les unissant une histoire commune et la volonté à bâtir un futur commun dans le cadre d’un régime démocratique.
Si cette formule avait connu plusieurs crises dans de différentes périodes, elle est aussi caractérisé dans la plupart des phases par l’interactivité, la communication et la prospérité.
Les épreuves difficiles qu’ont vécues les libanais durant les longues années de guerre, depuis le mi des années 70 et jusqu’au début des années 90, ont instauré l’idée de l’appartenance au Liban en tant que patrie définitive pour tous ses citoyens.
Les Libanais ne sont pas seulement les résidants sur son territoire, ils sont aussi les émigrés qui sont attachés à leur terre par la nostalgie et n’hésiteront jamais à offrir le support au Liban où qu’ils soient. Le diaspora libanais a constitué depuis ses débuts un réservoir de capacités dans les différents domaines et a assuré à la patrie beaucoup de support.
L’armée en tant que bouclier de l’entité et des principes de son existence tient à un Liban, une patrie finale pour tous ses citoyens et ce selon les options que les libanais ont optées pour.
1.2- La foi en l’unité du territoire, du peuple et du régime,
étant le choix unique pour la durabilité de la patrie
A cette formule
est accordée une importance primordiale, elle est basée sur une
croyance solide : la durabilité du Liban est liée certainement à
l’unité de son territoire et son peuple et à la préservation de son
régime démocratique.
La patrie est un milieu géographique réunissant ses citoyens liés
entre eux- mêmes par des relations et un patrimoine commun. Par la
suite les liens établis entre les libanais et leur territoire ont
constitué une partie de l’entité. Le Liban doit alors préserver
l’unité de son territoire et de son peuple pour qu’il puisse
survivre.
N’importe quelle formule de division est une formule qui n’est pas
destinée à réussir, ni au niveau des groupes, ni au niveau de la
patrie.
De même le régime démocratique que les libanais ont choisi, constitue la troisième base nécessaire à la continuité de la Patrie, distinguée par son pluralisme.

1.3- La foi en les valeurs suprêmes de la société libanaise et les défendre
L’armée libanaise croit en les valeurs suprêmes de la société libanaise
prouvées par ses lois et ses coutumes, qui furent incarnés comme étant un patrimoine
national.
Les plus importantes de ces valeurs sont : la démocratie, la
liberté, la justice et l’égalité.
Le régime appliqué au Liban est un régime démocratique républicain,
ce qui veut dire que la source des pouvoirs émane du peuple. Son
système est parlementaire gouvernemental : le peuple exerce sa
souveraineté à travers le Parlement dont chacun de ses membres élu,
représente toute la nation.
Selon la loi, l’armée est le bouclier de la constitution et du
régime démocratique choisi par le peuple. En préservant la
stabilité, l’armée assure, à travers les institutions légitimes, le
climat adéquat pour résoudre les problèmes et les désaccords qui
puissent surgir. L’armée tient à préserver les libertés publiques
dans le cadre des loi, qui à leur tour, assurent la justice et
l’égalité entre les citoyens.
Certains chercheurs considèrent que l’armée est l’institution pionnière qui applique les principes de la justice et de l’égalité au sein de son institution : les militaires sont égaux devant la loi et bénéficient des opportunités de grade selon leur compétence et non grâce à d’autres critères.
1.4- Le Liban, un pays arabe et membre efficace à la Ligue Arabe et aux Nations Unies
Le Liban fait partie des pays arabes auxquels il est lié par des
relations fraternelles, par la langue et la culture, et le destin
commun. Il est un des membres constituants et efficace à la ligue
arabe dès son établissement en 1945. De même il fut un membre
constituant et efficace aux Nations Unis qui fut établie durant la
même année. le Liban s’est engagéà la charte de la ligue arabe et à l’accord
arabe pour la défense commune et la coopération économique qui
émanent de l’importance de la coopération arabe et du fait que
l’agression extérieure contre l’un des États arabes porte atteinte à
tous les autres États.
D’autre part, le Liban s’est engagé à la charte des Nations Unies qui a comme base la charte des droits de l’homme.
1.5- La relation fraternelle et distinguée entre le Liban et la Syrie
La Syrie et le
Liban sont liés par des liens historiques émanant des considérations
nationales, et géographiques et des intérêts communs des deux pays,
surtout lors de leur confrontation avec l’ennemi israélien.
Après la rétification du pacte de l’entente nationale à Taëf, les
liens de coordination et de coopération établis entre les deux pays
ont eu des résultats positifs pour les deux États. La coopération a
joué un rôle important pour enraciner la sécurité et la stabilité au
niveau interne libanais tout en l’immunisant contre les attentats de
déstabilisation israéliens.
De même la coordination entre les deux pays avait un effet important
en offrant le support à la résistance des libanais contre l’ennemi
israélien jusqu'au retrait de ce dernier.
D’autre part, la concomitance des deux volets libanais et syrien
dans les négociations, a renforcé la position de chacun des deux
états. Cette coopération et cette coordination constituent un besoin
continu pour la réalisation des intérêts communs des deux pays, vu
les difficultés envisagées pour établir la paix juste et globale.
D’ailleurs l’histoire témoigne plusieurs leçons dans ce domaine. Dans le passé non loin, les libanais et les syriens ont lutté ensemble contre le mandat. C’est ainsi que leur coopération a joué un rôle primordial à la réalisation de l’indépendance. Après, ce fut la bataille pour l’évacuation qui n’était pas moins aride que les autres batailles, auxquelles les Libanais et les Syriens ont fait face, unis. C’est alors que l’évacuation a eu lieu.

1.6- Définir et faire face aux dangers principaux menaçant le Liban
Le Liban fait
face à plusieurs dangers qui menacent son entité et son existence
dont notamment, le danger sioniste. Dès son existence dans la
région, Israël fut la source de guerres et de misères dont le Liban
et les pays arabes ont souffert pendant un demi - siècle. Les
horizons d’une véritable paix semble toujours inexistant, vu la
nature raciste de l’entité Israélien. Israël est le seul État des
Nation Unies qui n’a pas jusqu'à présent défini ses frontières
définitivement. Cela est du a ses prétentions d’expansion vu la
combinaison existant au niveau de la pensée politique, militaire et
sociale avec la pensée religieuse fondée sur le principe de la
« terre promise ». Ces prétentions sont prouvées par plusieurs
documents, dont le mémorandum sioniste présenté lors de la
conférence de paix qui a eu lieu à Paris en 1919, dans lequel les
juifs prétendent avoir un droit historique en les frontières
suivants :
Au nord, les frontières débutent avec un point sur la côte de la
méditerranée, près de Saïda, et suivent le flux des eaux des
montagnes libanaises jusqu’au pont de Karon, puis arrivant à El Biré,
suivant la ligne de démarcation entre la vallée Wadi El Karn et la
vallée du Tym, puis se dirigeant vers le Sud suivant la ligne de
démarcation entre les pieds des montagnes de l’Est et ceux de
l’Ouest de la Montagne El Cheikh arrivant aux alentours de Beit Jin,
puis se dirigeant vers l’Est, suivant la côte nord du fleuve
Moghniyeh pour se joindre à côté de la ligne de fer… dont à son
Ouest se terminent à la côte El Akaba. Au Sud une ligne sur laquelle
on se mettra d’accord avec le gouvernement égyptien et à l’Ouest la
mer méditerranée.
Selon ce mémorandum le sud de la Syrie appartient à l’État d’Israël,
ainsi que l’Est de la Jordanie, la prersqu’île de Sinaï en Égypte et
le Nord Ouest du Hijaz dans l’Arabie Saoudite.
Les prétentions d’Israël dans le territoire, l’eau et les ressources
du Liban reviennent à plusieurs motivations :
La première motivation est religieuse, car selon les allégations,
« la terre promise » inclue des régions du Liban.
La deuxième motivation concerne les ressources hydrauliques du Liban
qu’Israël œuvre à les contrôler, quels que soient les moyens
adoptés, vu la pauvreté de la Palestine en eau d’un côté, et
l’acharnement d’Israël continu à l’expansion géographique et
démographique d’un autre côté.
Ajoutons les prétentions d’Israël économiques et l’inquiétude
qu’éprouvent ses Leaders vis à vis l’expérience libanaise basée sur
la coexistence entre les différentes confessions. Israël a longtemps
visé l’unité du Liban à travers des campagnes pour diminuer la
crédibilité et des interventions directes afin de prouver au monde
que l’exemple de la coexistence ne réussira jamais.
A part le danger sioniste, le sectarisme, l’implantation, la
division, les défis de la mondialisation et le terrorisme
constituent des facteurs de danger pour le Liban :
• Le sectarisme constitue un danger menaçant le régime libanais basé sur la participation, l’équilibre et l’accord.
La loyauté à la confession enracinée chez les individus et les
groupes empêchent la loyauté à la Nation, dans son contexte globale.
C’est un danger, dont la source provient de l’intérieur, bien que
souvent les conflits sectaires sont manipulés par des motivations
extérieurs.
Œuvrer pour développer la loyauté nationale en dépit du sectarisme
est la solution qui permettra au Liban de bénéficier de sa pluralité
religieuse et culturelle. Ici, on devra distinguer entre la religion
et le sectarisme. La religion est la relation avec le Bon Dieu,
incarnée selon un seul principe et selon différentes formes, et
appelle les gens à se caractériser par les vertus. Alors que le
sectarisme vise à abuser de la religion ou de la confession pour des
intérêts personnels ou politiques. Autant qu’on respecte les
religions et la noblesse de leur message, on rejette le sectarisme
car il nuit aux relations entre les citoyens de la même nation. D’où
l’engagement à la religion implique la loyauté à l’État, alors que
le sectarisme mène à la division.
• L’implantation des réfugiés palestiniens constitue à son tour une source de danger pour le Liban avec ses répercussions sur la démographie. Israël œuvre avec toute sa force et tous ses moyens à imposer ce fait au Liban, et ce afin d’éviter le retour de ces réfugiés à leur territoire selon les résolutions internationales.
Alors que le gouvernement et le peuple libanais refusent cette
implantation allant d’une position nationale et humaine, préservant
les droits de nos frères palestiniens en leur territoire et leur
nation. A travers cette positon le Liban résiste à toutes ces
pressions exercées depuis des années.
• Durant plusieurs phases de la guerre qui a envahit le Liban, la division fut proposée en tant que solution. Or la division ne peut être une solution qui va dans l’intérêt des libanais; elle signifie, mettre fin à l’entité du Liban et le transformer en de petits États qui ne réussiront jamais à survivre.
L’armée qui croit au Liban en tant que Nation réunissant tous ses
citoyens, considère que la division est un complot qui vise le Liban
et tous les libanais.
• En addition aux dangers déjà cités, la mondialisation vient d’imposer d’autres dangers. L’usage de ce terme s’est répandu après l’effondrement de l’Union Soviétique
et s’est relié à la supériorité des États Unis, et leur domination
économique et l’élargissement du décalage économique existant entre
les États du Nord riches et les États du Sud pauvres.
Les problèmes principaux qui commencent à surgir chez les peuples
faibles se concentrent sur la pauvreté, l’analphabétisme,
l’accroissement populaire, la pénurie d’eau et le gaspillage des
sources naturelles. Ces problèmes n’arrêtent d’augmenter et de se
développer malgré que le monde est devenu proche d’être considéré
comme un village universel, sous l’effet des transports et
l’échange des connaissances à travers la télévision et l’Internet,
etc.
Face à ces problèmes, plusieurs, dont notamment les Nations Unis et
leurs organisations appellent à la nécessité de renforcer les moyens
de développement à l’ombre de la mondialisation.
Les experts insistent sur la nécessité de développer les ressources
humaines sur le plan psychique, social et culturel, parallèlement
au développement économique.
L’axe du développement moderne et efficace se concentre en premier
lieu sur les êtres humains, allant de deux principes : le principe
de l’éducation et l’augmentation des capacités des gens, et le
principe du renforcement de la participation qui veut dire
s’orienter de plus en plus vers la démocratie.
Pour faire face à ces problèmes, on doit d’abord tenir aux
constantes de la position politique libanaise vis à vis l’agression
israélienne et la détermination sur la libération du territoire
libanais occupé, dans le cadre de la paix juste et globale qui
implique aussi le retrait du Golan et le retour des réfugiés
palestiniens. En ce qui concerne les défis de civilisation et de
culture, la solution émane de l’attachement aux valeurs et aux
traditions de notre civilisation arabe qui a toujours connu, tout au
long de l’histoire, une coexistence et une interaction entre les
différentes cultures et religions dont le Liban, avec sa formule
distinguée, constitue un exemple. La civilisation arabe a offert à
la civilisation humaine des accomplissements au niveau des sciences,
de la littérature et de l’art, dont les effets restent clairs
jusqu’à présent; c’est une civilisation ouverte et loin d’être
étroite. Elle rejette le fanatisme et le puritanisme, et a longtemps
réuni les arabes, alors que les ennemis des arabes appellent à la
division.
Le terrorisme représente le plus grave danger pour le Liban et son
peuple. L’ennemi israélien a exercé le terrorisme de l’État sur le
Liban, il a commis les massacres à Sabra, Chatila, Kana, Sohmor et
autre, a bombardé les stations d’électricité, les ponts, tout comme
il a commis des attentats explosifs terroristes à l’intérieur du
pays, ce qui a causé la mort de plusieurs martyrs civils. De même le
Liban fut exposé au terrorisme portant atteinte à la sécurité, ce
qui va dans les intérêts de l’ennemi.
Pour lutter contre le terrorisme il faut immuniser notre loyauté et celle de notre entourage à l’État et œuvrer pour l’intérêt national, nous devrons être les protecteurs permanents de la sécurité du pays et sa stabilité.

1.7- Tenir à la paix juste et globale étant la solution unique pour le conflit israélo-arabe
Israël a et poursuit l’exercice de grandes pressions sur le Liban
afin de le forcer à abandonner la paix juste et globale.
Mais la position libanaise claire et stable dans ce domaine porte
sur le fait que la paix n’est pas véritable que si elle inclue une
solution juste à toutes les questions reliées à ce conflit.
Le Liban a refusé les attentats pour séparer les deux volets
libanais et syrien ans le processus de paix afin d’éviter une paix
unilatérale.
Les souffrances des palestiniens malgré qu’ils ont signé les accords
d’Oslo, ne sont qu’une preuve sur la justesse de cette position.
Pour que la paix soit basée sur des fondements solides, elle doit
impliquer les facteurs principaux pour la solution juste et
globale : le retrait d’Israël des fermes de Chébaa et du Golan et le
retour des réfugiés palestiniens.
N’importe quelle fragmentation de la paix ne mènera jamais à une paix, mais sera la base à des nouveaux conflits. C’est pour cela que l’ennemi œuvre à fragmenter la paix en exposant des solutions unilatérales que les évènements ont prouvé leur échec. Il poursuit de proposer, selon de différentes formes, à clore le conflit avec le Liban sans la réalisation du reste des conditions de la paix juste et globale, dont notamment le retour des réfugiés. Le Liban refuse ces propos, car clore le conflit mènera sans aucun doute, à implanter les palestiniens, ce qui se contredit avec l’intérêt national de tous les libanais.
1.8- Soutenir la résistance
Les chartes et les déclarations des droits internationaux de tous les peuples
réclament leur droit à résister contre l’occupation, l’agression et
l’auto- défense selon tous les moyens disponibles, leur permettant
de survivre.
Dans ce contexte, la résistance des libanais contre l’occupation
israélienne est considérée comme étant un droit légitime, jusqu’à ce
que l’occupation soit terminée. Cette résistance soutenue par l’État,
l’armée et les citoyens a mené à l’écrasement de l’ennemi de la
plupart des territoires libanais.
Néanmoins l’ennemi stationne toujours dans les fermes de Chébaa,
dans des postes connus par leur importance stratégique et
économique ; c’est pour cela les libanais ont le droit à résister
jusqu’au retrait complet.
1.9- Renforcer les liens et l’interaction entre l’armée et les citoyens
L’armée croit
en la nécessité de renforcer sa relation et son interactivité avec
ses citoyens, surtout les jeunes. A travers cette interactivité,
l’armée œuvre à enraciner leur confiance en la Patrie et son future,
dont s’incarne l’intérêt suprême de la patrie.
L’interactivité entre l’armée et la société se reflète positivement
sur des différents niveaux. Elle enracine l’image de l’armée en
tant qu’Institution nationale qui oeuvre pour l’intérêt suprême et
par la suite elle appartient à tous les libanais et non pas à une
seule catégorie. De même elle préserve la volonté populaire à
travers sa protection de la constitution et des institutions.
Autant que la relation liant l’armée aux citoyens est bonne, autant
qu’ elle peut jouer un rôle primordiale pour la complémentarité de
toutes les catégories de la société libanaise et pour instaurer le
sentiment de la loyauté nationale et l’identité commune. C’est de
cette manière qu’elle joue un rôle important à bâtir la confiance en
l’État qui représente l’accord de tous et dont l’armée constitue
l’une des bases fondamentales de son existence.
Sur le plan de l’armée elle-même, son image positive chez les citoyens mène à leur ralliement autour d’elle, ce qui mène à la soutenir et contribue à l’exécution de ses missions avec toute compétence et efficacité. De même cette image contribue à renforcer la capacité de l’armée à attirer les compétences de la jeune génération.

1.10- L’armée, une institution
s’engageant à l’exécution des consignes de la loi des conflits armés
(le droit international humain)
Le Liban a signé et s’est engagé à
exécuter les 4 accords de Genève de l’an 1949 et a rejoint ses deux
protocoles supplémentaires. De même il a signé et s’est engagé aux
accords et conventions qui furent à la base de la loi des conflits
armés, dont le but est de trouver des solutions aux questions
principales surgissant après ces conflits et d’exposer les cadres et
les principes pour utiliser la force militaire.
L’armée s’engage à l’exécution de cette loi, dans le cadre de la politique de l’État et selon les consignes de la constitution et considère les règles et les principes de cette dernière une partie des instructions militaires permanentes.
2.1- Le métier de soldat est un message d’honneur, de sacrifice et de
loyauté et plus qu’un métier
Selon Anatol France : « S’il y aura quelque chose de sacré dans la
société, c’est l’armée ».
Cette devise émane de la sainteté du message militaire, le message
du soldat qui fait de son exécuteur une personne prête à atteindre
les plus hauts degrés du sacrifice en défendant sa patrie. Ce
message est lié aux sentiments les plus nobles et les plus profonds.
Qu’est ce qui rend à l’idée de mourir pour les autres, une idée
acceptable ?
Ce sont les vertus militaires incarnées par le sacrifice, la
virilité, le courage, de contrôle des dépenses, l’intégrité et
l’esprit du groupe.
Le militaire vit ces vertus durant sa vie quotidienne et les incarne
par son comportement, alors que les autres sont plus occupés par les
actualités de la vie.
Ce qui a précédé, donne à l’armée une particularité et imprime la
vie des militaires par des qualités les distinguant des autres, et
l’uniforme militaire uni n’est que le symbole de cette distinction.
C’est alors que le métier de soldat devient beaucoup plus qu’un
métier ou un moyen pour gagner la vie; il s’agit de la consolidation
des âmes ambitieuses pour un but noble : défendre la patrie, son
peuple, son patrimoine, son entité, et les bases de son existence.
L’institution de l’armée réunit les fils d’une seule nation, quelles
que soit leurs régions, leur appartenance et les mène en fusion dans
une unité basée sur les valeurs, les idéaux nobles et les buts
connus des citoyens d’une nation unie. Sa base sont l’éducation et
la discipline fermes afin que les enrôlés deviennent l’exemple de la
virilité, et puissent par la suite préserver l’honneur et la dignité
de la Patrie.
Grâce au serment qu’ils ont prêté pour la gloire du Liban et sa
victoire, ils se sont engagés à assumer leur devoir.
Le slogan « honneur, sacrifice, loyauté » qui résume les valeurs
déjà citées est le titre principal de la vie du militaire et ses
comportements quotidiens.
Autant que le militaire est engagé à ce slogan, autant qu’il mérite
l’honneur d’appartenir à l’armée et l’honneur de défendre la patrie.

2.2- La naissance de l’armée/ phases et positions
l’histoire de l’armée a commencé quand le gouvernement Français a formé le 15 novembre 1916 le
« groupe de l’Orient » au quel se joignirent des centaines de
Libanais pour former le noyau de l’armée libanaise.
Du « groupe de l’Orient » s’est formé le « franc- tireurs libanais »
qui fut le noyau de l’armée libanaise et cela le 26 Janvier 1926.
Peu avant la déclaration de l’indépendance du Liban, les différentes
parties de l’armée libanaise formèrent un seul groupe qui porta le
nom de « cinquième brigade » sous le commandement du colonel Fouad
Chéhab, et ce fut le noyau de l’armée libanaise.
A partir de l’heure 00:00 du 1er Août 1945, le
commandement de l’armée fut transféré à l’État libanais indépendant.
Le Général Fouad Chéhab fut nommé commandant en chef de l’armée et
le Général Sleiman Naoufal, chef d’État Major.
Ainsi, le 1er Août fut désigné pour fêter l’armée chaque
année.
Dès le fondement du « groupe de l’Orient » en 1916, ses membres ont
commencé à planifier effectivement pour établir une armée nationale
et se libérer du mandat français et réaliser l’indépendance totale.
Les positions nationales se succédèrent alors : Ainsi prit naissance
la pétition historique signée par 40 officiers le 20 juillet 1946 à
Zouk Mikael qui prêtèrent serment d’honneur qu’ils n’obéiront qu’aux
autorités de leurs pays. En 1943, le commandant du « franc-tireurs
libanais », l’officier Jamil Lahoud refusa de se plier à l’ordre
d’attaquer le gouvernement de la révolution à Bchamoun et de
réprimer la révolution. En 1948 la fameuse bataille de Malkieh a eu
lieu où des unités de l’armée ont réussi à restituer le village cité
après une confrontation aride avec l’ennemi israélien, malgré
l’incompatibilité existante au niveau du nombre, des armes des
munitions.
Malgré l’échec de l’armée à confronter la guerre émeute en 1975 à
cause de l’absence de la résolution politique, elle a maintenu son
unité et resta le refuge des citoyens honnêtes et fidèles ayant
comme ambition un futur rayonnant.
Le 13/10/1990, après la signature des accords de Taëf, la
reconstruction de l’armée commença, selon des bases nationales
claires et la vision s’est éclaircie à travers le dogme militaire
qui distingua l’ami et l’ennemi.
Cette vision établie par le Général Émile Lahoud, continue et
s’instaure sous l’égide du Général Michel Sleiman.
2.3- L’armée est le bouclier de la légitimité constitutionnelle
La constitution constitue le plan clair qui définit le régime, les
principes et les buts du gouvernement dans un État. Elle est le
fruit de plusieurs expériences et épreuves que le peuple a connues à
travers son évolution, et dont les hommes d’esprit ont tiré ce
qui est convenable pour diriger un pays, et réaliser ses
ambitions et le but de son existence.
La Constitution est sacrée, elle ne peut être modifiée que selon les
consignes que la constitution, elle - même, a déjà approuvées.
En addition à la protection des frontières et la préservation de la
souveraineté et la liberté contre tout agresseur, la mission de
l’armée, dans toute patrie, est de protéger la constitution contre
toute personne la contredisant, même si cette personne était un
citoyen.
L’armée est le bouclier de la légitimité constitutionnelle et elle
est obligée de la défendre et de défendre ses Institutions
légitimes. De cette façon, l’armée ne protège pas une seule personne
ou n’importe quel groupe, ses buts et ses projets au sein du régime.
Le rôle de l’armée sur le plan interne est de s’engager aux
résolutions du pouvoir exécutif, selon les consignes de la
constitution, c’est alors qu’elle puise son rôle du peuple, car
cette formule émane de la volonté du peuple même, et de l’accord des
libanais.
L’armée exécute une mission nationale unie et globale, elle doit
être loin des conflits internes et en même temps, protégeant
l’intérêt général, les libertés et le régime démocratique.

2.4- Distinguer entre l’ennemi et l’ami
Définir l’ennemi, constitue l’une
des principales bases de l’instruction morale des militaires, ainsi
que de distinguer entre l’ennemi et les États amis qui supportent la
cause du Liban.
Israël est l’ennemi du Liban qu’il faut affronter et faire face à
ses agressions et ses complots. Cette politique a enraciné une
vision claire au sein de l’Institution militaire vis à vis des
dangers que représente l’ennemi israélien pour le Liban.
Cette harmonie entre la vision nationale claire de ce danger,
représentée par la politique officielle et les positions de la
société civile d’une part, et la vision militaire d’autre part, a
mené à l’unification de la position libanaise vis à vis de ce sujet.
Cette position qui s’est développée durant les longues années
d’affrontement avec l’ennemi, surtout depuis le début des années 90,
a mené à des résultats importants sur les plans militaire et
national.
Pour l’armée, la clarté de la vision et le fait que l’affrontement
de l’ennemi israélien soit au sein du dogme de combat, ont contribué
à la reconstitution de l’unité de l’institution militaire. Tout cela
s’est incarné à travers les confrontations ardentes de l’armée aux
agressions israéliennes, malgré les moyens disponibles modérées par
rapport à l’arsenal sophistiquée de l’ennemi.
L’armée s’est basée sur deux principes:
-
La foi en la puissance du droit. Allant de ce principe, il faut affronter l’ennemi quelles que soient les balances des puissances.
-
Israël est l’ennemi de tous les libanais et non pas d’une seule catégorie, et par la suite , toute agression portant atteinte à n’importe quelle région du Liban est considérée une agression contre toute la patrie, dont tout le monde, uni doit l’affronter.
L’appartenance des soldats doit être au Liban, et non à une région
géographique déterminée.
Quant au plan national général, le Liban a connu un rare
accord sur la nécessité d’affronter les dangers israéliens,
surtout après que s’est enracinée la conscience vis à vis des
menaces que représente Israël visant la stabilité, l’unité et
l’entité du Liban.
Parallèlement à la définition claire de l’ennemi, les amis du Liban
supportant sa cause et avec lesquels il est lié par des liens de
fraternité, du destin commun et de l’amitié, furent définis.
Sur le plan régional, le Liban est considéré un État arabe lié avec
ses frères par les liens de la langue, de la culture et des intérêts
communs, ainsi que par le facteur du danger israélien.
L’armée a tenu à exécuter la politique élaborée par l’État et qui a
considérée la Syrie l’État sœur le plus proche au Liban, avec lequel
il est uni par des liens de fraternité, l’histoire commune et les
intérêts stratégiques principaux sur le plan politique, militaire et
économique.
La Syrie a offert au Liban en tant qu’État et armée, le support,
durant les moments critiques. Ses sacrifices ont joué un rôle
important pour l’arrêt du combat et le règne de la stabilité et de
la sécurité sur le plan interne, et pour la réussite de la
résistance contre l’ennemi Israélien.
Allant de l’accord de coordination et d’amitié entre le Liban et la
Syrie, selon les accords du Taëf, l’armée libanaise tient a
coordonner avec ses frères à l’armée syrienne, afin de réaliser
l’intérêt des deux pays, permettant d’affronter les complots de
l’ennemi israélien, visant à avoir des relations unilatérales avec
chaque État à part.
Quant au plan international, le Liban est un pays membre aux
Nations Unies dont la charte définit les cadres de coopération entre
les États. Il respecte les coutumes, les chartes et la légitimité
internationaux, surtout qu’il fut l’un des premiers État à établir
le dogme des droits de l’homme.

2.5- L’armée, une institution appliquant les règles et les lois.
L’armée est l’une des Institutions de base d’une
société ; les régimes militaires inter actent et coopèrent avec
les autres régimes sociaux , comme le régime économique et le
régime politique, afin de réaliser les buts de la société.
Néanmoins, le rôle de l’institution
militaire sur le plan de la défense et de la sécurité lui offre une
particularité, une importance et des capacités dépassant ceux
offerts aux autres institutions existantes. C’est pour cela que
l’application des règles et des lois sera la seule voie pour
l’organisation du travail au sein de l’institution militaire, menant
par la suite à la réussite de ses missions d’une part, et
l’organisation de ses relations avec les autres institutions de la
société d’autre part, ce qui contribue a réaliser la stabilité, la
prospérité et le développement de cette dernière.
L’engagement aux lois et aux règles
constitue les valeurs et les principes enracinés chez les
militaires, que ce fait s’agit de leur comportement au sein de
l’institution militaire ou de la relation de l’armée, en tant
qu’Institution, avec l’autorité politique et les autres institutions
de l’Etat et de la société. La loi seule garantit et applique les
droits de tout le monde.
Etant donné que l’armée est une Institution
dont les lois constituent ses bases fondamentales, elle est
responsable de protéger les droits des militaires. L’instruction
morale insiste sur ce sujet, de l’angle qui considère tout militaire
une partie intégrante de l’institution et par la suite, tous ses
droits sont protégés par les services concernés au sein de
l’Institution. C’est de cette façon que la loyauté du militaire
n’est que pour son institution.
La discipline est considérée l’âme de
l’institution militaire qui fait de sa performance la meilleure
et la parfaite, dont émane le respect éprouvé à l’armée.
La discipline est un mélange de vertus militaires
enracinées, chez les militaires, qui dirigent leur comportement
automatiquement. C’est une formule résumant plusieurs qualités comme
l’honnêteté, le courage, la noblesse, l’intégrité, la virilité,
l’esprit de coopération et la disponibilité à servir et à sacrifier…
ces vertus marquent le respect et la distinction de l’armée, étant
donné qu’elles constituent des principes stables du comportement des
militaires.
La discipline est la base fondamentale de l’armée.
Elle incarne le respect de grade, du devoir et du régime et garantit
la complémentarité des rôles et de l’unité de l’Institution. Il
existe deux genres de discipline militaire : la discipline du soldat
en tant qu’ Individu, et la discipline de l’unité en tant que
groupe.
-La discipline de l’individu constitue la traduction
véritable de son engagement aux lois et aux règles militaires,
durant toutes les circonstances et tout le temps, cela prouve que le
militaire a pu dompter sa volonté et ses tendances pour être
l’exemple en tant que combattant et individu dans un groupe et en
tant qu’être humain, dans une société.
La discipline du militaire s’incarne à travers
différents signes; allant de l’apparence adéquate et arrivant à
l’engagement aux ordres et l’exécution des missions, quels que
soient les sacrifices. Le militaires discipliné s’engage aux
principes du savoir-vivre dans son comportement avec les commandants
et les collègues et agit dans son groupe, allant de l’esprit de
coopération, prend soin de ses armes et ses munitions
continuellement, afin d’être disponible à n’importe quel moment.
-Sur le plan du groupe, la discipline constitue
l’une des quatre bases de la disponibilité de l’unité, dont le
moral, l’esprit de l’unité et la compétence. L’unité est considérée
disciplinée, lorsqu’elle est organisée, obéissante et sur laquelle
on peut dépendre. Elle exécute son devoir rapidement et
efficacement, selon des ordres directs ou même avec l’absence des
ordres. De même la discipline apparaît dans la place du combat où
l’unité peut affronter toutes les circonstances, avec réussite.

2.6- Le rôle de l’armée sur le plan de la défense, de la sécurité et
du développement.
L’un des devoirs principaux de
l’armée est de défendre les frontières de la patrie contre toute
agression extérieure. Ce fait s’est représenté par la
disponibilité permanente de l’armée et par son affrontement des
agressions israéliennes sous toutes ses formes.
De même l’armée a préservé la sécurité sur le territoire
libanais selon la résolution du conseil des ministres datant le
15/01/1991. l’armée a exécuté cette mission parfaitement et
continue à la faire. En addition aux missions de défense et de
sécurité, l’armée exécute des missions de développement aux
quelles le commandement accorde une grande importance comme la
réhabilitation des sites touristiques et historiques, les
travaux de reboisement , avec la coordination des départements
concernés, éteindre les incendies, supporter les ministères
concernés et contribuer a réhabiliter l’infrastructure des
villages et réaliser des missions secouristes dans les
circonstances urgentes.
2.7- Le service militaire
Le projet du service militaire
fut appliqué le 1er août 1993. Le commandement de
l’armée s’est considéré responsable de l’application de ce
projet et l’a traité sérieusement, allant du fait que le
service du drapeau est un devoir national qui porte du bénéfice
à la patrie en premier lieu, puis à l’Institution de l’armée.
Les résultats du projet du service du drapeau furent les
suivantes :
-La participation de la jeunesse libanaise au devoir de défendre la patrie et préserver sa sécurité et sa stabilité .
-Le renforcement de l’esprit national et la fusion de la jeunesse, tout en enracinant leur loyauté à la Patrie et à l’Etat.
-Consolider le respect de la loi dans la conscience générale, ainsi que les concepts du régime, de la discipline, de la justice, du droit, du devoir, du travail constitutionnel chez les recrutés.
-La réalisation d’une épargne matérielle importante pour le bénéfice du Trésor et la contribution à soutenir l’opération de la construction et du développement et ce en nominant les recrutés à hautes spécialisations au différents ministères et directions publiques.

2.8- L’éloignement des militaires de la politique et écarter les
interventions politiques dans les affaires internes de l’institution
et l’engagement total à exécuter les résolutions du conseil des ministres
L’armée, en tant qu’institution
nationale unissante, chargée de défendre la souveraineté et
l’indépendance de la Patrie contre tous les dangers extérieurs
ou intérieurs, est censée rester loin des affaires politiques
afin de demeurer fidèle à son rôle en tant que bouclier de la
légitimité constitutionnelle. De même l’armée doit conserver une
distance égale indiquée par les lois avec tout le monde, afin de
s’éloigner des différences intérieures.
Pour que l’armée reste loin des attirances et des différences
intérieures, les interventions des politiciens dans ses affaires
internes en tant qu’Institution à laquelle la loi a accordé une
auto-indépendance relative, ne doivent pas exister.
Le commandement de l’armée a accordé une grande importance à ces
deux questions majeures, après sa réunification, surtout que les
épreuves qu’a déjà connu le Liban, ont fait de la sorte que
tirer les leçons du passé est une question évidente.
La position du commandement de l’armée s’est basée sur deux
points, dans ce sujet : premièrement, son engagement à
s’éloigner de la politique et des conflits intérieurs et
conserver la même distance avec tout le monde. Deuxièmement,
éloigner les interventions politiques des affaires intérieures
de l’Institution.
De même l’Institution militaire s’engage à exécuter ses missions dans le cadre de la loi et du régime démocratique.
2.9- Confronter et lutter contre le terrorisme
Sur le plan international, une
définition précise pour le terrorisme n’existe pas . Il existe
plusieurs définitions et concepts qui se différencient en
qualifiant les actes terroristes.
La vérité, c’est que le concept du terrorisme se centralise sur
l’effet des moyens et des systèmes de comportement de certains
individus visant à réaliser des buts spécifiques qui sont
souvent politiques ou idéologiques. Israël a essayé d’user le
maximum de son influence afin de confondre entre le concept du
terrorisme condamné et la résistance légitime. Mais l’État
libanais a poursuivi de supporter sa résistance justifiée.
De même, l’armée a affronté avec toute fermeté toutes sortes de
terrorisme, débutant de la lutte contre le crime individuel et
collectif organisé, passant par dévoiler et arrêter les réseaux
d’espionnage et de sabotage opérant pour le bénéfice de l’ennemi
israélien, arrivant à l’opération de Denniyeh en 1999 et
réprimer les groupes extrémistes visant à déstabiliser les bases
de la stabilité sécuritaire.
Cette opération avait, dans le temps, connu plusieurs critiques
de la part de certains milieux internationaux, surtout
américains sous le prétexte de préserver la charte des droits de
l’homme. Néanmoins les évènements du 11 Septembre 2001 ont
prouvé la justesse de la résolution de l’autorité libanaise et
l’armée qui fut la pionnière à se méfier des dangers concernant
ce sujet.

2.10- L’armée, institution nationale réunissant
les différentes catégories du peuple libanais
L’armée est considérée l’exemple d’une Institution nationale
réunissante, basée sur deux principes :
la loyauté absolu à la Patrie qui se rend hautaine des petites
loyautés, et la consolidation afin de réaliser des buts
nationaux généraux.
Les sociologues insistent sur l’importance de cette
caractéristique pour l’Institution militaire, surtout dans les
sociétés pluralistes où l’armée représente la garantie pour
toutes les catégories et représente leur accord dans le cadre de
l’Etat et ses lois et préserve l’équilibre entre elle et empêche
n’importe quel attentat menaçant l’entente et la stabilité.
L’armée regroupe parmi ses rangs les différentes catégories du
peuple libanais et œuvre à instruire ses militaires selon les
principes de la loyauté nationale qui se rend hautaine des
petites appartenances, que se soient pour une confession, une
région ou un parti…
L’armée ne connaît qu’une seule loyauté, la loyauté au Liban en
tant que Patrie définitive pour tous ses citoyens.
Etant donné que les valeurs au sein de l’Institution militaire
passe de la parole à l’exécution, la consolidation pour la
réalisation des buts nationaux généraux, constitue une garantie
additionnelle pour la stabilité de la société.
Ce fait ne s’effectue pas seulement à travers la force
qu’incarne l’armée en empêchant les attentats qui menacent la
stabilité, mais aussi à travers la contribution de l’armée à
développer les orientations et les mouvements nationaux dans la
société.
L’instruction nationale ne s’effectue pas seulement au sein de
l’Institution militaire, mais touche toute la société et ce à
travers plusieurs moyens:
L’image de cette institution dans la conscience collective en
tant qu’exemple national, et son interaction avec les
institutions de la société, à travers un réseau de relations,
duquel le service du drapeau ne constitue qu’un cercle.
L’instruction nationale que reçoivent les militaires insiste sur
le rôle de l’armée, en tant qu’Institution nationale regroupant
tous les libanais et oeuvrant pour eux dans le cadre des lois de
la justice et l’égalité. Dans ce sens sa position garde la même
distance de tout le monde.
2.11- La loyauté pour
l’armée ne se divise pas et devra être absolue
Le militaire commence véritablement sa carrière
à l’armée quand il prête serment par son honneur d’assumer son
devoir afin de défendre et de préserver le drapeau de sa Patrie.
L’engagement est à la tête des valeurs de l’honneur militaire.
Le premier sens de l’engagement est de donner la priorité à
l’intérêt de la patrie en dépit de l’intérêt personnel. C’est un
acte de volonté de s’engager à l’honneur militaire et d’œuvrer
pour réaliser les principes du professionnalisme de l’armée, ce
qui distingue le militaire des civils dans la société.
L’engagement représente , dans un sens plus large, la volonté du
militaire d’offrir sa vie pour le service de sa patrie. La
traduction véritable de cet engagement est différente selon les
grades et les responsabilités. L’engagement est demandé afin de
servir les buts nationaux généraux et les buts militaires
stratégiques, de même que prendre soin des unités, des membres
et des munitions.
Mais il est connu que la complémentarité des rôles à l’armée
donne une importance à chacun d’eux, que se soit le rôle modéré
au niveau de la base, ou important, au sommet.
L’engagement à la loyauté pour l’institution militaire et par la
suite pour la patrie est une loyauté complète et absolue. Quand
le militaire prête serment de sacrifier sa vie pour le service
de sa patrie, il lui sera impossible de fragmenter cette loyauté
ou que l’engagement à cette loyauté sera relative selon un
intérêt. Donc la loyauté pour l’armée doit être purifiée de
l’appartenance à n’importe quelle partie, et doit être honnête
par les engagements quels que soient les circonstances. Toute
loyauté incomplète ou fragmentée constitue une trahison au
serment et à l’honneur militaire.
Le concept de la loyauté à l’armée implique aux militaires des
différents grades, de s’éloigner de la politique et du
sectarisme car cela se contredit avec le principe du
patriotisme.
Allant de ce principe, il est impératif pour le militaire de concentrer son effort et son temps pour le service de l’Institution et de ne pas s’occuper par des travaux qui pourront affaiblir sa loyauté et sa productivité.
2.12- Évaluation générale de l’état de
l’institution militaire
Les réalisations de
l’institution de l’armée durant une décennie et quelque, furent
spéciales, en témoignage de tous les milieux locaux, régionaux
et internationaux. Par une durée exceptionnelle, l’armée fut
réunifiée et établie selon des bases et des constantes
nationales claires.
Ce qui était marquant c’est la réorganisation de l’armée,
l’équipement et l’entraînement de ses membres au coût le plus
minime ; cette opération n’a constitué aucun crédit pour le
Trésor.
De même l’armée fut pionnière, grâce à son sentiment nationale,
envers la situation financière et économique du pays. Elle a
alors diminué les indemnités des militaires, de même une
politique de contrôler les dépenses fut adoptée au sein de
l’institution.
Durant ces années, l’armée a réussi à établir une relation de
confiance et d’amabilité avec les citoyens, à travers les
disciplines militaires hautaines et fermes et le bon
comportement des militaires avec leurs citoyens, et grâce à
l’esprit de motivation et du sacrifice. Tout cela a eu lieu
grâce aux orientations du commandement et sa vigilance et grâce
à la conscience des militaires vis à vis les mesures prises et
leur conviction de la noblesse de leur message.
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