• Introduction
Un an après l’autre, l’arbre porte ses fruits, comme si le printemps est éternel, dépassant toutes les saisons. Un an après l’autre, l’arbre enraciné fort dans les profondeurs, préserve le territoire, et ses branches nobles et élevées vers le ciel, étendent leurs ombres sur toute la nation.
C’est l’arbre de l’armée fêtant son 64ème anniversaire, gardé par les bras des héros, arrosé par le sang des martyrs, chaque fois que le clairon du devoir retentit, afin qu’il demeure élevé et verdâtre, bourgeonnant continuellement l’arôme de la souveraineté, de la liberté et de l’indépendance.
L’armée, par son silence retentissant appelle à voix haute: c’est mon patrimoine, ce sont mes accomplissements, mes sacrifices… Me voici, je renouvelle mon serment en répétant à voix haute de préserver le drapeau, de se sacrifier, de rester fidèle à ses couleurs et offrir les sacrifices les plus grandioses afin de préserver sa dignité et sa grandeur…
1- L’aube de l’armée
Le 15 novembre 1916 le gouvernement français avait fondé la légion du Levant à l’armée française, et à laquelle se sont affiliés des centaines de Libanais qui ont constitué un cas libanais distingué. Le 26 janvier 1926, fut établit le régiment des «francs-tireurs libanais» qui a constitué la base de l’Armée libanaise.
Les officiers Libanais jouissaient d’un niveau élevé de vigilance et de responsabilité, se traduisant par leur refus d’obéir à l’autorité du mandat. Le 26 juillet 1941,à l’issu d’une réunion à Zouk Mekayel, 40 officiers libanais ont prêté serment à la Patrie et ont refusé d’être un instrument pour réaliser les intérêts des étrangers, ni de participer à la guerre déclarée entre les Français du gouvernement de Vichy et les Français du gouvernement de la France libre (les De Gaullistes) et leurs alliés anglais. Ces officiers ont ensuite signé un document historique en jurant d’œuvrer seulement pour le Liban, et de n’entretenir des relations qu’avec son gouvernement national. Peu avant l’annonce de l’indépendance du Liban, le 22 novembre 1943, les différents services militaires libanais furent regroupés en une seule grande unité, qui n’était autre que la 5ème brigade, commandée par le colonel Fouad Chehab. Après l’Indépendance, le 3ème régiment des franc-tireurs libanais fut soumis à l’autorité du gouvernement de l’indépendance afin de préserver la sécurité, et la plupart des forces armées dépendirent de l’armée française. Un an après l’indépendance, le gouvernement Libanais a formé une délégation officielle pour négocier les Français afin d’assumer le commandement de l’armée libanaise.
Les négociations ont commencé le 12 juillet 1945 au Sérail de Chtoura, et s’achevèrent le 31. C’est alors que le «Comité d’état-major de guerre du commandement mixte anglo-français» a annoncé que l’Armée Libanaise nationale sera sous l’égide de l’Etat Libanais indépendant à partir de l’heure 00:00 du 1er août 1945. L’effectif de l’armée fut 2676 sous-officiers et soldats, sans compter les officiers. Le leader Fouad Chehab fut nommé commandant en chef de l’armée et le leader Sleiman chef de l’état-major de guerre du ministère de la défense. C’est à cette date que le drapeau libanais se dressa définitivement par-dessus les immeubles de toutes les institutions du gouvernement, et son Excellence le Président Bechara el-Khoury assistait avec les membres du gouvernement au 1er défilé militaire de l’armée libanaise devant le ministère de la défense nationale pour célébrer cet événement.
2- L’armée et la nation
a- Les missions défensives
Défendre la Patrie contre toute agression extérieure, tel est le devoir principal de l'Armée; elle assurera alors la sécurité de la société qui jouira à son tour de la stabilité, la prospérité et le développement dans les différents domaines.
Dès son existence officielle qui a eu lieu le 1er Août 1945, l'Armée n'hésita pas à remplir son devoir défensif. C’est en 1948 que l'Armée s'est lancée dans sa première bataille héroïque à Malkieh qu’elle libèrera de l’ennemi israélien, malgré l’incompétence existant au niveau de la balance des forces. Les étapes glorieuses de l’Armée se succédèrent, notamment à Souk el Khane en 1970, sur les fronts Beit Yahoune - Tebnine et Kafra – Yater en 1972, à Tyr en 1975, en passant par les deux invasions de 1978 et 1982, les deux opérations «Tassfiat el-Hisab» en 1993 et «Anakid el-Ghadab» en 1996, pour arriver aux confrontations de Arabsalim et Ansariyé en 1997.
Suite à la ténacité de l'Armée, au courage de la Résistance nationale sur les lignes de confrontation et l’attachement des Libanais à leur droit, en offrant les sacrifices les plus chers pour libérer leur territoire, l'ennemi israélien se trouva obligé de quitter la plus grande partie du sud et de la Békaa Ouest ; ce fut alors la libération le 25 Mai 2000. Mais les fermes de Chébaa et les hameaux de Kfarchouba et la partie nord du village el-Ghajar demeurèrent occupés en attendant leur libération.
Puis fut la grande épopée nationale lors de l’agression de juillet 2006, quand tous les Libanais, en tant qu’armée, citoyens et Résistance, se sont réunis tous ensemble pour faire face à l’ennemi israélien qui a mené une guerre barbare contre le Liban, dans une opération de destruction systématique de son infrastructure, tout en visant intentionnellement les citoyens dans toutes les régions de la nation.
Lors de cette guerre, l’Armée était dans la scène de confrontation en train de refléter l’image de la Patrie résistante: ses unités ont exécuté leur rôle défensif dans les lieux de leur déploiement, avec toutes les capacités disponibles: elles ont confronté les avions de l’ennemi et ont anéanti les tentatives de débarquement et d’infiltration, en offrant près de 50 martyrs et un grand nombre de blessés, dont leur sang s’est entrelacé avec celui des enfants, des femmes, des vieux et des résistants héros, dans les places de la ténacité et de la dignité.
Après plus d’un mois tragique sur tous les niveaux, et une ténacité libanaise exceptionnelle, le conseil de sécurité adopta à l’aube du 11 Août et à l’unanimité, la résolution 1701 qui appelle à la cessation de toutes sortes d’hostilités militaires afin d’aboutir à un cessez-le-feu permanent. Le matin du 14 Août, à huit heure, l’agression israélienne cessa, pour que le retour des déplacés vers leurs villes et villages commence. L’Armée libanaise se dirigea tout de suite vers les frontières du Sud, après une absence de trente ans.
Actuellement, l’armée persévère à remplir ses missions défensives dans le sud, épaulée par la FINUL, tout en étant toujours prête à affronter toute agression israélienne potentielle, avec tous les moyens disponibles et quels que soient les sacrifices. Et en insistant sur cette mission sacrée, le commandant en chef de l’armée le Général Jean Kahwagi s’est adressé aux militaires à l’occasion de la fête de la Résistance et de la Libération en leur disant: Sachez que la préservation de l’accomplissement de la libération devra être à la tête de vos priorités et de vos engagements. En réalisant ce but noble, vous resteriez fideles à votre engagement et vous préserveriez le gage des martyrs. Et grâce à votre déploiement parmi vos citoyens tout le long des frontières du sud, là où est votre position normale, vous assurez votre attachement à cet accomplissement et votre détermination à récupérer notre territoire qui est encore occupé, afin de faire régner la souveraineté complète sur tout notre territoire national.»
En assurant que l’armée tient à tout le territoire libanais, un comité militaire spécialisé, poursuit avec la coopération de la FINUL, la mission de replacer les points de repères sur la Ligne bleue dont une partie a été défigurée lors de l’agression de juillet. C’est alors que le comité a réussi lors de son travail, à définir des terres libérées et abandonnées, dont la surface atteint 3 100 000 mètres carrés. Le commandement de l’armée œuvre avec la coopération de la FINUL et les autorités officielles à nettoyer ces terres des mines, tout en frayant des routes aboutissant à ces terres afin de les transmettre à leurs propriétaires.
b- Les missions sécuritaires
L’Armée continue à préserver la sécurité dans les différentes régions libanaises en se basant sur les principes suivants :
- L’Armée est une institution nationale, complètement loin du confessionnalisme, du sectarisme et des tiraillements politiques. Elle s’engage aux lois et règles en vigueur, ainsi qu’aux résolutions de l’autorité exécutive, en ce qui est dans l’intérêt national suprême.
- Adopter l’objectivité absolue en réglant les affaires des citoyens, et appliquer les principes d’équité et d’égalité, afin de préserver la démocratie, les libertés publiques, et les droits de l’homme.
- Assurer une application continue des procédures et des mesures sécuritaires à travers un commandement et une gestion transparents, tout en étant rapide et ferme avec tout attentat saboteur.
L’Armée a joué lors des dernières années, le rôle principal pour contrôler la sécurité et renforcer la stabilité, malgré les divisions politiques sévères qu’a connu le pays, avec les manifestations et les événements sécuritaires dangereuses. L’armée s’est alors interférée avec toute fermeté pour empêcher le développement de la situation, et toutes les parties ont eu recours de nouveau au dialogue. Lors de cette année, les unités de l’armée ont exécuté dans les différentes régions libanaises, une grande campagne luttant contre le crime organisé, sous ses différents aspects. Des centaines de personnes demandées par la Justice furent ainsi arrêtées pour avoir commis des crimes de meurtre, de vol, de falsification de la monnaie, pour avoir tiré le feu et pour le trafic de la drogue. C’est alors qu’une grande manufacture de drogue a été perquisitionnée, et une grande quantité d’armes et de munitions a été confisquée. En réponse à cette campagne, un véhicule de l’armée fut exposé à une embuscade perfide tendue par des personnes armées dans la région de la Bekaa, ce qui a causé le martyre de 4 militaires et la blessure d’un officier.
Dans le cadre sécuritaire aussi, la force mixte chargée de contrôler les frontières libanaises terrestres et maritimes, et qui regroupe des unités de l’armée, des FSI, de la Sûreté générale et du service des Douanes, a réalisé plusieurs accomplissements importants, en empêchant l’infiltration illégale, les opérations de contrebande de part et d’autre des frontières libano-syriennes dans la région du Nord. C’est alors que fut frayé un nouveau passage frontalier à Wadi Khaled dans le but de faciliter le déplacement des citoyens. La coopération entre les comités militaires des deux armées libanaise et syrienne, continue afin de régler les problèmes dus aux entrelacements géographique et populaire, surtout lorsqu’il s’agit de l’enseignement et de l’exploitation des terres agricoles.
D’autre part, le commandement de l’armée procéda à la préparation d’un projet visant à contrôler complètement les frontières de l’est. On envisage à l’exécution de la première phase de ce projet vers le début de l’an 2010. C’est dans ce but que fut créé le 1er régiment des frontières terrestres.
De même, l’armée œuvre à l’établissement d’autres régiments qui pourront couvrir tous les secteurs frontaliers.
• Faire face au terrorisme
Les peuples du monde entier souffrent du terrorisme qui menace leur stabilité sécuritaire, sociale et économique. Quant au Liban, le terrorisme est considéré un des plus grands dangers menaçants l’entité, vu sa nature qui se contredit complètement avec la formule libanaise qui repose sur la coexistence entre les différents composants de la société libanaise, qui est ouverte sur toutes les autres sociétés du monde. Et c’est avec toute force et fermeté que l’armée a affronté les groupes et les organisations terroristes lors de différentes phases, notamment l’organisation de «Fateh el-Islam» en 2007 à Nahr el-Bared. L’armée appuyée par tout le peuple, a réussi à remporter une victoire totale dans sa bataille avec cette organisation, après qu’elle a offert 171 martyrs et des centaines de blessés sur l’autel de la nation. Or le terrorisme a encore une fois visé l’armée par trois explosions perfides, dont l’une a touché un poste militaire dans la région de el-Abdé le 31/5/2008, et deux autres visant des militaires dépourvus d’armes en se déplaçant vers leur lieux de travail à el-Tal et el-Bohsas dans la ville de Tripoli, le 13/8/2008 et le 29/9/2008.
La réponse de l’armée à ces événements dangereux fut ferme et rapide. La direction des Renseignements a effectué avec la coopération de la section des Informations aux FSI, une campagne pour poursuivre les criminels, aboutissant ultérieurement à arrêter la plupart des membres de la cellule terroriste impliquée dans les attentats cités. C’est alors que se réalisa la promesse tenue par le General Kahwagi en inspectant les lieux de l’explosion qui a eu lieu à el-Bohsas, lorsqu’il a assuré que les criminels n’échapperont jamais à la Justice, et que toute personne portant atteinte à l’armée et aux citoyens sera certainement punie.
Lors de cette année, la direction des Renseignements à l’armée a réussi à démanteler un certain nombre de réseaux terroristes, notamment le réseau de l’organisation de «el-Qaïda», qui planifiait plusieurs attentats au Liban et dans certains états arabes.
• Lutter contre l’espionnage
Les réseaux d’espionnage sont considérées comme étant un des moyens les plus importants utilisés par l’ennemi israélien contre le Liban, lors de la paix tout comme lors de la guerre, afin d’obtenir des informations diverses qui pourront lui être utiles lors de ses opérations militaires, ou pour effectuer des attentats et des explosions criminelles, dans le but de porter atteinte à l’unité de la nation et à la formule de la coexistence entre ses fils. Or l’armée était toujours aux aguets de ce danger: elle a réussi lors des dernières années à démanteler un certain nombre de réseaux en connivence avec l’ennemi, notamment le réseau de Mahmoud Rafeh qui a confessé avoir été impliqué dans différents crimes, dont l’assassinat des frères Majzoub à Saïda le 26/5/2006. Or l’accomplissement le plus important sur ce niveau, fut réalisé entre les deux années 2008 et 2009, quand la direction des Renseignements a réussi, avec la coopération des autres services sécuritaires, à dévoiler des dizaines de réseaux en connivence avec le Mossad israélien, et l’arrestation de la plupart de leurs membres, qui possédaient des moyens de communication et des appareils photographiques très sophistiqués. Ils ont avoué avoir collecté des informations concernant des postes militaires et des postes appartenant à des partis politiques, et observer les déplacements de responsables politiques et militaires, et préparer pour effectuer des actes de sabotage.
Face à l’ampleur de ces réseaux qui ont leurré un nombre très peu de militaires, le commandant en chef de l’armée, le Général Jean Kahwagi a assuré qu’il est déterminé à déraciner la connivence de la patrie, jusqu’à la fin.
Le commandement de l’armée – direction d’orientation a publié un bulletin d’orientation adressé aux militaires, intitulé «le danger de l’espionnage israélien», et portant sur ce qui suit: il était très clair que l’ennemi israélien ne se montrera jamais indifférent vis-à-vis sa défaite en juillet 2006, et son retrait de la plupart du territoire libanais en mai 2000. C’est alors que cet ennemi se concentra sur le recrutement d’agents dans une tentative de violer la scène libanaise et de semer la discorde entre les Libanais, dans le but de transformer sa défaite en victoire. Dans tous les cas, la victoire ne se fait que par les Grands et non pas par les ignobles. La force militaire israélienne qui n’a pas réussi à réaliser aucun but en affrontant un petit pays comme le Liban, ne pourra combler cet échec que par ses moyens sordides. Nous sommes forts grâce à notre conscience nationale et notre front interne solide, tout comme notre institution est forte par son attachement aux constantes nationales et militaires. Tout le monde réalise qu’un corps fort est capable de chasser tout intrus, et l’agent comme tout le monde sait, ne représente que lui-même.
• Les élections législatives
Ce n’est pas la première fois que les élections législatives se déroulent au Liban, et l’armée assume la responsabilité d’assurer un climat sécuritaire adéquat. Or le grand défi auquel l’armée a fait face lors de cette dernière échéance électorale, s’est traduit par le déroulement de ces élections dans toutes les régions libanaises en un seul jour, avec un matraquage médiatique exceptionnel, et des tiraillements politiques sévères.
Mais le commandement de l’armée a bien pris des mesures sur le terrain se concordant avec cette mission et les difficultés qui pourront l’accompagner. C’est alors que l’armée a consentis tous ses efforts et a élaboré un plan détaillé et méticuleux et auquel ont participé la plupart des unités de l’armée, y compris les unités de l’administration et celles de la logistique. Plusieurs essais sur ce plan ont eu lieu peu avant les élections afin d’être sûre de la bonne application de ce plan.
En addition aux préparations sur le terrain et les préparations techniques de l’opération, le commandement a insisté sur le fait que les militaires soient engagés à rester loin des tiraillements de l'opération électorale qui est hors de leur mission, tout en préservant la sécurité des citoyens et leur liberté sans exception, et à s’interférer tout de suite au cas d’incidents afin d’empêcher leur développement.
C’est alors que l’armée a réussi à accomplir son devoir, en dépassant, grâce à sa détermination et sa volonté, tous les entraves. Et c’est encore une fois que l’armée fut louée et appréciée par tous les Libanais, ainsi que par les membres de surveillance locaux et internationaux. En couronnant cette réussite, le Président de la République, son Excellence le General Michel Sleiman a décerné le commandant en chef de l’armée le Général Jean Kahwagi le Grand Cordon comme signe d’appréciation pour les efforts de l’institution militaire.
c- Les missions de développement
Dès son existence, l’Armée s’est étroitement liée avec la société, non seulement à travers les missions défensives et sécuritaires, mais aussi en offrant les services au niveau social. Cette implication émane de la conviction de l’Armée que la sécurité, le développement et le redressement économique sont inséparables.
Parmi les missions de développement que l’Armée exécute, nous mentionnons: la contribution à la restauration des sites touristiques et archéologiques, nettoyer les côtes, reboiser les forêts, éteindre les incendies, frayer les routes dans les régions lointaines, affilier à certains services de l’administration publique des expertises humaines, offrir l’aide nécessaire aux institutions de la société civile, aux comités artistiques, culturels et sociaux, exécuter des opérations d’évacuation et de sauvetage, et former des comités pour l’évaluation des dégâts dus aux catastrophes naturelles et aux accidents d’urgence.
D’autre part, l'Armée a accordé une grande importance au problème des mines, lié étroitement à la sécurité et au développement, vu ses effets directs sur la vie des citoyens et leurs travaux quotidiens. Le fléau des mines a commencé à la fin de la guerre civile en 1990 et a pris l'ampleur à la suite de la défaite des israéliens en Mai 2000, qui sont partis en laissant derrière eux 550 000 mines au Sud et dans la Békaa Ouest. Ce problème atteint son apogée lors de l’agression de Juillet, quand l’ennemi israélien a largué plus d’un million de bombes à fragmentation par-dessus le Sud. C'est avec la participation des spécialistes venus des pays frères et amis et des organisations mondiales non gouvernementales que l’Armée a réussi, jusqu’au 1/7/2009 à accomplir ce qui suit :
- Relever et neutraliser 125 000 mines anti-personnel et anti-véhicule, démanteler 41000 bombes non explosées, déterrer et détruire 195 000 bombes à fragmentation, 511 bombes et missiles de l’air et 75 000 corps suspects.
- nettoyer définitivement une surface de 91 km2, sur un total de 165 km2, qui était planté par des mines et des bombes non explosées.
- Nettoyer une surface de 38 km2, sur un total de 48 km2 de bombes à fragmentation. D’autre côté, le centre libanais des travaux concernant le déminage et avec la coopération du comité national de sensibilisation au danger des mines, continue de lancer des campagnes d’orientation et de sensibilisation dans toutes les régions libanaises. Le bilan est encourageant. Grâce aux efforts fournis, le taux annuel des victimes a beaucoup diminué.
3- L’homme fidèle …. Au sein de la fidélité
Vu les circonstances exceptionnelles qu’a connu le pays lors de l’année précédente, le Président de la République le Général Michel Sleiman a passé du commandement de l’armée à la Présidence, sans que les protocoles de passation des pouvoirs n’auront lieu comme d’habitude. C’est alors que le commandement de l’armée a organisé une cérémonie rendant hommage à son Excellence, à Yarzé, le 6/2/2009, et à laquelle ont assisté, les ministres de la Défense et de l’Intérieur, le commandant en chef de l’armée le Général Jean Kahwagi, les membres du commandement et les hauts gradés ainsi que d’autres invités.
Le Président de la République lors d’une allocution a remercié le commandement pour avoir organisé cette cérémonie, et a assuré que l’armée représente la colonne vertébrale de la nation ; elle est la soupape de sécurité en faisant face aux dangers qui menacent le Liban, et qui sont trois: l’ennemi israélien, le terrorisme et la discorde de l’intérieur.
Pour sa part le Général Kahwagi a insisté sur l’engagement aux constantes nationales, et au dogme que Son Excellence a élaboré au sein de l’institution militaire, tout en disant: lorsque j’ai assumé la responsabilité du commandement de l’armée, armé par votre confiance très chère, j’ai senti la fierté en témoignant que vos empreintes marquaient clairement sur les accomplissements brillants, qui n’étaient que le fruit de vos efforts illimités. J’ai également réalisé qu’il était aussi facile de poursuivre de plus en plus le développement de l’institution militaire, surtout que nous considérons que votre nouvelle position constitue un support permanent à cette opération.»
4- Le développement continu de l’institution militaire
Le développement de l’institution militaire est l’un des facteurs les plus principaux qui contribue à renforcer les capacités de l’institution et préserve sa compétence de combat, en ce qui concorde avec l’ampleur des dangers et des défis qui menacent le pays. L’armée a accordé une grande importance au personnel, à l’entraînement et à l’équipement. C’est alors que l’Armée prorogea les services de certains anciens recrutés, d’autres recrutés se sont enrôlés graduellement.
De même, le commandement a accordé une grande importance à l’entraînement en intensifiant le nombre des sessions d’entraînement et de formation au Liban et à l’étranger, sur les différents niveaux, tout en renforçant l’enseignement à l’école Fouad Chéhab pour le commandement et l’état-major et dans les autres institutions et écoles, afin de former les officiers de commandement pour assumer des responsabilités et des postes de commandement. L’Armée offre de même, l’instruction aux officiers, tout comme aux sous-officiers et aux soldats, pour qu’il puissent jouir d’une compétence militaire élevée.
Dans le cadre de son travail continu pour assurer les armes et les équipements nécessaires à l’armée, le commandant en chef de l’armée s’est rendu auprès des états suivants: la République Arabe Syrienne, les Etats Unis, la République Arabe d’Egypte, le Qatar et le Koweït, où il a exposé lors de ses entretiens avec les responsables politiques et militaires, les besoins de l’armée, tout en prenant part des aides possibles. Les résultats de ces visites étaient tellement fructueux, surtout dans le domaine de l’entrainement et de la logistique.
Dans ce cadre, le commandement de l’armée, a toujours annoncé qu’il est fier des relations de coopération militaire avec les pays frères et amis, et qu’il est prêt à accepter leurs aides militaires, à condition que ces aides ne constitueront pas un moyen pour s’interférer dans les affaires de l’institution militaire et sa performance, ni un prétexte visant à modifier son rôle national qui émane seulement de la volonté nationale unie et de la résolution politique de l’autorité exécutive.
Dans un autre domaine, le commandement œuvre continuellement à améliorer les conditions sociales des militaires; c’est alors que le service de la Médecine militaire a été équipé par des appareils sophistiqués ainsi que par les compétences humaines. Le travail du service de l’Habitat militaire fut activé, et de nouveaux immeubles furent construits, comme celui du Club militaire central à Manara – Beyrouth, dont la construction a été financée uniquement par les abonnements des officiers. A signaler que le commandement de l’armée a achevé les études concernant l’architecture d’un hôpital militaire moderne, dans l’attente du financement nécessaire pour procéder à l’exécution de ce projet.
5- L’armée… l’autre aspect
Quand le martyre s’entrelace avec la vie, la nation sera comblée par des images rayonnantes annonçant un futur prometteur. L’autre aspect de notre armée, l’aspect de la vie, se manifeste à travers sa participation dans les différents domaines de la société civile, comme étant un membre complètement actif.
Les militaires de l’armée, quelles que soient leurs grades, sont titulaires de diplômes techniques et culturels, et participent par la suite aux différentes activités intellectuelles.
Dans le domaine de la musique, la fanfare de l’armée participe à des festivals et des cérémonies lors desquels seront joués les hymnes nationaux, les chansons folkloriques et des morceaux de la musique classique internationale.
Dans le domaine de la médecine, la génie et la technologie, les médecins, les ingénieurs et les techniciens de l’armée participent aux conférences locales et internationales, et là où ils se trouvent ils seront toujours bien appréciés par le monde.
Quant à la vie culturelle et ses différents aspects, le commandement de l’armée participe à travers des représentants du commandant en chef de l’armée, à la plupart des événements culturels comme l’inauguration des festivals, des expositions artistiques et des conférences intellectuelles. Parmi les activités importantes auxquelles l’armée a participé cette année, fut l’exposition sécuritaire organisée par la compagnie «Inegma» au BIEL, sous le patronage de son Excellence le Président de la République le Général Michel Sleiman.
Dans le domaine du sport, l’armée y a participé avec toute efficacité, et joua un rôle important aux côtés des ligues sportives nationales. Les missions de l’armée ont participé à la plupart des championnats militaires arabes et internationaux. Et dans un événement distingué de cette année, l’armée a organisé en Mars et Avril derniers, la course de ski, «Raid des Cèdres», entre les villages de Tannourine et Becharri, ainsi que la course du «Défi du sommet», à la montagne de el-Makmel. Ont participé à ces courses, des équipes sportives de l’armée, des services sécuritaires et de la FINUL, en addition à des sportifs civils. Lors du mois de juillet de cette année, l’armée a organisé le 4ème championnat arabe militaire du Cross Country.
• Conclusion
Lors de son 64ème anniversaire, l’armée continue à remplir sa mission, dotée d’une foi inébranlable et d’une détermination solide. Son bras droit offre la protection alors que son bras gauche réunit tout le monde, et la flamme de ses sacrifices illumine le chemin de la nation et l’éloigne des ténèbres, en lui pavant la route vers la gloire, afin qu’elle sera la nation de la liberté, de la dignité et de l’humanité…. Telle était la volonté de nos ancêtres et tel sera le rêve des générations futures. |