Site de l'Armée Libanaise Jeudi, 9 Septembre 2010 
 
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Fête de l'Armée
La 60ème fête de l’armée libanaise
1-8-2005


Un dévouement qui défie le temps 

Le Liban, terre de vieille civilisation où sont nées l’écriture et la lumière, est un pays où l’on a toujours lutté contre l’occupation ; Son peuple n’a jamais cédé à un occupant avide de sa terre, a choisi le martyre pour combattre l’injustice afin d’accéder à la liberté, la souveraineté et l’indépendance. L’Armée, née en son sein, incarne depuis soixante ans, l’exemple libanais unique dans le monde fondé sur le dialogue, l’ouverture aux autres, et la diversité. Ce modèle doit être préservé et apprécié à la mesure des sacrifices consentis. Incarnation des valeurs et principes nationaux et des vertus morales, l’Armée libanaise est un message sacré basé sur l’honneur, le sacrifice et la loyauté. La foi dans la patrie libanaise est garante de ces vertus. Soixante ans d’épreuves et de moments cruciaux pour la patrie n’ont pas empêché l’Armée de continuer à accomplir son devoir avec discipline et courage, en défendant le droit, en luttant pour une noble cause : la préservation du territoire national contre l’agression israélienne et la protection de la paix civile. La flamme du dévouement allumée voici soixante ans, ne s’éteindra pas, défiant le temps.

L’armée et l’Etat
Défendre la Constitution et les institutions
La vie commune dans un pays s’organise politiquement, socialement et économiquement autour de trois piliers, que sont le peuple, la terre et l’Etat. Elle se base sur la Constitution qui définit ses frontières, son drapeau, sa langue, son identité, sa façon de gouverner, son régime politique et ses lois. L’idée de l’existence de l’Etat pour la conscience générale ne pourra avoir lieu sans la volonté de mener une vie commune et de construire un avenir commun ; Des citoyens liés ensemble par le territoire, par le sang versé en défendant leur terre ; l’établissement de l’Etat est alors l’expression honnête de leur volonté et leur unité.

 L’Etat prend en charge le peuple, supervise et parraine la défense de sa terre et organise ses richesses. Son principal objectif est de s’imposer sans partage. Parmi ses particularités les plus importantes citons : jouir d’une souveraineté permanente sur tout son territoire, défendre son indépendance au niveau international, étendre ses responsabilités envers les institutions publiques assurant les services aux citoyens , résoudre leurs problèmes et garantir leur sécurité. A l’avant-garde de ces institutions, l’Armée et les forces de sécurité étendent leur autorité sur tout le territoire et le protègent contre toute agression extérieure ou intérieure. L’Armée et l’Etat sont liés par une communauté d’existence et de destin. En plus de son devoir primordial de défendre le pays, l’Armée assure le maintien de la continuité et de la stabilité des Iinstitutions.

Celles-ci, à leur tour, assurent l’unité et le développement de la société par la protection de la Constitution, source des lois exprimant la volonté de la nation et celle du peuple. Dans ce cadre, la mission défensive de l’Armée consiste à protéger la Constitution et assurer l’exécution des décisions prises au niveau des autorités, en fonction des lois, tout comme elle assure la protection du système démocratique en vigueur, la protection des libertés publiques en fonction des lois qui garantissent la justice et l’équité entre les citoyens.

C’est alors que le climat est convenable pour trouver les solutions adéquates à toutes sortes de problèmes, et ce à travers les Institutions légitimes. De plus, cette véritable « force de frappe » qu’est l’Armée agit quand l’occasion se présente pour protéger la sécurité des citoyens, leur liberté et leur mode de vie. En cas de crises ou d’événements sécuritaires, l’Armée doit intervenir pour empêcher la dégradation de la situation et essayer de résoudre les discordes au travers des institutions. C’est alors que l’Armée préserve la Constitution, les Institutions et le Régime.

 

Respecter les lois
Les lois ont pour but d’organiser les relations des individus entre eux et avec l’Etat. L’Armée se considère garante de l’application de ces lois. Respecter les lois s’incarne par deux particularités essentielles : la Vertu et la Discipline qui sont à la base de la performance de l’Armée. La vertu est enracinée dans l’esprit des militaires et contrôle leur attitude. Alors que la discipline traduit le respect de l’hiérarchie, du devoir et des réglements, garantit la complémentarité au sein de l’Institution militaire et assure sa solidarité.

L’organisation militaire sous toutes ses formes se caractérise par une discipline et un regroupement des compétences que les militaires doivent manifester en toutes circonstances et en tout lieu. Ainsi, les militaires doivent rester en dehors des tiraillements politiques intérieures et agir en fonction des décisions prises par les autorités politiques, représentées par le Conseil des ministres, et conserver une neutralité absolue.

 

L’Armée et la patrie
Exemplarité de la vie militaire

Etre militaire, c’est avant tout aimer et respecter l’Armée. C’est entreprendre une carrière pleine de difficultés qu’il faut affronter avec beaucoup de courage. Honneur, sacrifice, loyauté, telle est la devise d’un militaire. Plus il les incarne, plus il mérite d’être appelé militaire et plus il mérite l’honneur de défendre son pays. Le message de l ‘Armée émane de l’importance de son rôle : elle protège la Patrie et ses Institutions, assume la responsabilité d’affronter les dangers de l’extérieur ; C’est alors que l’Armée est considérée le symbole de la stabilité du pays, de sa souveraineté et de l’autorité de l'état.

La défense de la Patrie
En signant les accords de Taëf qui ont mis fin à la guerre absurde, le Général Emile Lahoud, Président de la république, a réunifié l’armée sur des bases nationales plus solides, et ce travail national et institutionnel fut poursuivi avec l’arrivée à la tête de l’Armée du Général Michel Sleiman. En même temps, l’Armée s’est déployée sur les lignes de confrontation avec l’occupant israélien dans le sud du Liban et dans la Béqaa ouest. Les militaires ont alors exécuté les ordres de leur commandement à confronter l’ennemi avec tous les moyens et capacités disponibles malgré l’incompétence existant au niveau de la balance des forces, tout en offrant les martyrs et les blessés. La présence de l’Armée au sud et dans la Béqaa ouest a contribué à supporter la ténacité des citoyens, tout en leur assurant la sécurité et en facilitant l’acheminement des ressources vitales. Tout cela provient d’une instruction sans défaut.

Combattre l’ennemi israélien est le devoir primordial de l’armée ; la Résistance est un droit légitime, supporter la Résistance est un devoir national. Tous ces facteurs ont joué un rôle primordial dans la réalisation de la grande victoire qu’a accomplie le Liban. La libération du sud du Liban en mai 2000  après 20 années d’occupation est le fruit de cette instruction et de la foi de l’Armée en sa mission.

 La résistance contre l’occupation
Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, toutes les constitutions reconnaissent le droit à la résistance qui consiste à combattre l’occupant. Les conférence de La Haye et de Genève , la Charte des Nations-Unies et la Charte des droits de l’homme autorisent unanimement les citoyens et l’armée à combattre l’occupant et à protéger la Résistance. De ce fait, l’Armée et les citoyens libanais continueront de combattre l’occupant et de protéger la Résistance jusqu'à la libération des fermes de Chébaa et la réalisation complète de tous les droits libanais légitimes. La protection de la Résistance en cette période historique que traverse le pays est plus qu’un devoir. L’abandonner serait mettre fin à tout conflit avec Israël, sans toutefois se baser sur des accords clairs et définitifs qui mettraient fin aux attaques israéliennes, libéreraient le restant du territoire occupé et permettraient aux Palestiniens de retourner chez eux sans aucune contrepartie ni garantie. 

Faire face aux menaces Israël, avec son idéologie et sa philosophie religieuse, représente la plus grande des menaces pour les pays arabes. Depuis son occupation du territoire palestinien en 1948, Israël ne cesse de créer des foyers de guerre qui ont coûté cher aux pays concernés en hommes comme en ressources. Le Liban est le pays arabe qui a été le plus visé par les agressions et les invasions israéliennes continues lors des décennies.

Cet Etat cherche depuis toujours à occuper le Liban et bénéficier de sa terre et son eau, à y installer définitivement les Palestiniens, à affaiblir politiquement et économiquement le pays, à semer la discorde entre les libanais, à faire perdre aux Libanais leur confiance en eux, et à détruire la formule libanaise basée sur la coexistence, l’ouverture et la diversité. Du fait qu’elle refuse toujours de se retirer des fermes de Chebâa et qu’elle continue de menacer par voie aérienne, terrestre et maritime le Liban sud et la Ligne Bleue, Israël montre qu’elle a quitté le Liban sous la contrainte. Partant de ces réalités, l’union du peuple libanais sous l’égide de l’Armée et de la Résistance et la solidarité nationale sous l’égide de la Démocratie sont le seul moyen de mettre fin aux agressions israéliennes et de rendre à chacun son dû.

L’Armée et les citoyens
Les relations avec les citoyens

Plus que tout autre le militaire croit aux bonnes relations à entretenir avec les citoyens, et surtout les plus jeunes d’entre eux pour enraciner leur confiance en la Patrie et son futur, renforcer l’image de l’Armée en tant qu’Institution nationale jouant un rôle distingué au niveau de la complémentarité des différentes tranches de la société libanaise et à instaurer la citoyenneté et l’identité commune. C’est sous l’égide de l’Armée que les Libanais doivent s’unir quelles que soient leur appartenance ou leur région d’origine. Ils sont instruits selon deux principes : la loyauté nationale absolue et la solidarité pour achever des buts instaurant l’unité de la société libanaise. Etre un vrai libanais, c’est avant tout se comporter quotidiennement comme un vrai militaire. 

Les missions de sécurité
D’après le décret ministériel du 15 janvier 1991, les militaires ont désormais la tâche de maintenir l’ordre sur tout le territoire libanais, en respectant les principes suivants:

- l'Armée est une institution nationale s'engageant aux lois et règles en vigueur.

- Adopter l'objectivité absolue en réglant les affaires des citoyens, et appliquer le principe d'équité et d'égalité.

- Assurer la continuité de l'application des procédures et mesures sécuritaires en consacrant le temps nécessaire et en fournissant l'effort extrême et en veillant à poursuivre la situation, tout en étant rapide et précis en exécutant les missions, et ferme avec tout attentat saboteur.

L’Armée libanaise a créé une ambiance de sécurité et de confiance, ce qui a permis la tenue de plusieurs conférences régionales et internationales et a garanti aux citoyens d'exercer leurs travaux, leurs droits et leurs devoirs lors des diverses occasions nationales, sociales, culturelles et sportives. N’oublions pas, enfin, les élections parlementaires qui ont incarné à elles seules la solidité de l’Armée qui en a assuré la sécurité malgré le climat politique tendu. Dans ce domaine, la résolution du commandement fut ferme et rapide à affronter les saboteurs oeuvrant à semer la discorde et les attentats d'espionnage et de sabotage exercés par des gangsters opérant avec l'ennemi israélien, afin d'affecter la stabilité et la sécurité du pays.

De même, l'Armée offre l'appui aux FSI ainsi qu'au reste des services de sécurité pour lutter contre le crime organisé et supprimer les vices sociaux et exécuter les différentes missions faisant partie de ses compétences. Le Commandement de l’armée réaffirme solennellement que la sécurité est une ligne rouge qu’il est interdit de franchir, et qu’il n’épargnera aucun effort pour aider les services de sécurité dans leur recherche des auteurs des attentats qui ont fait perdre la vie à tant de personnalités libanaises.

Le commandement considère que cette série criminelle vient dans le cadre du développement rapide des événements dans le pays, ainsi que les complots hypocrites tramés contre la région. Le commandement n'avait épargné aucun effort ou moyen pour empêcher de tels accidents, allant de sa foi que la stabilité sécuritaire dans le pays est sacrée car elle représente le pilier fondamental pour l'ascension du pays. Sans cette stabilité la démocratie ne pourra être établie, ni la justice sociale ne sera réalisée, ni l'économie ne connaîtra la prospérité. 

 L’Armée et le développement
Dès son fondement, l'Armée était étroitement liée avec la société, non seulement à travers les missions défensives et sécuritaires qui lui sont confiées, mais aussi à travers l'intérêt que l'Armée accorde au domaine social en réalisant que le développement et le redressement économique dans le pays sont inséparables.

L’Armée a participé à la reconstruction de ce qui a été détruit totalement ou partiellement pendant la guerre civile. Les militaires ont aidé à la reconstruction des infrastructures (adduction d’eau, installations électriques et téléphoniques), ils ont facilité le retour des déplacés dans leurs villages, ils ont nettoyé les plages, restauré les sites touristiques, éteint les incendies, aidé les citoyens en cas de catastrophes naturelles… Les militaires ont aussi participé à des missions de développement comme :

· L’ouverture des routes de montagne bloquées par la neige et l'évacuation des citoyens cernés à Kesrouane, Akkar, Baalbeck, Hermel, Bécharri, et le Chouf .

· La sécurisation des sites des attentats avec la coordination du comité supérieur d'assistance dans les régions: hôtel Saint–Georges, Jdeidet el Meten, Kaslik, Sed el Baouchrieh, Broummana et Jounieh. Ainsi que la réhabilitation des immeubles endommagés avec la coopération des partis concernés

· Effectuer une journée de développement à l'occasion de la fête de la Résistance et de la Libération. Les travaux consistaient à nettoyer les citadelles de Baâlbek, Jbeil, Tripoli, Mousailha, Tyr, Sidon, Anjar.

· L’installation d’une base de données géographiques nationales dans le cadre de la coopération franco libanaise.

·  Les travaux de reboisement.

· la lutte contre les insectes dans la plaine de la Beqaâ, à l’aide d’un hélicoptère militaire.

· La participation à une campagne de vaccination contre la poliomyélite.

L'Armée a accordé une grande importance au problème des mines qui est lié avec la sécurité et le développement et affectant directement la vie des citoyens et leurs travaux quotidiens

Le fléau des mines a commencé à la fin de la guerre civile en 1990 et a pris de l’ampleur à la suite de la défaite des Israéliens en Mai 2000, qui sont partis en laissant derrière eux 550 000 mines au Sud et dans la Beqaa ouest. C’est avec l’aide des unités de génie à l’armée arabe Syrienne soeur, de spécialistes venus des pays amis et des organisations mondiales ou non gouvernementales que les militaires libanais ont réussi à nettoyer une surface de 28,5 km2 sur un total de137 km2, à relever et neutraliser 110 000 mines anti-personnel ou anti-véhicule, à déterrer et détruire 87 000 bombes ou corps étrangers non explosés. 

De son côté, le bureau national de déminage et avec la coopération du comité national de sensibilisation continue de lancer des campagnes de prévention sur les dangers de ces mines. Le bilan est encourageant. On est passé de 120 accidents en l’an 2000 à 14 en 2004.

La restructuration de l’Armée
La loi du 5 mai 2005 annulant le service militaire par étapes a abouti à la diminution du nombre des appelés du contingent et donc de celui des effectifs militaires. Tout ceci a obligé le Commandement militaire à restructurer l’Armée en diminuant le nombre des brigades et en créant de nouveaux régiments pour subvenir aux besoins. Cette restructuration est en cours et le service militaire sera supprimé au terme de la réforme, soit en 2007. D’ici là, l’Armée continuera à accomplir ses missions et restera disponible à exécuter les missions de défense et de sécurité.

L’assassinat du Premier ministre Hariri
L’assassinat du premier ministre Rafic-El-Hariri, du député Bassel Fleihan et de leurs compagnons le 14 février dernier a plongé le pays dans la stupeur. L’opinion publique internationale a elle-même été émue, vu le rôle de premier plan que jouait le Président Hariri dans la réconciliation nationale, dans le démarrage du développement, ainsi que son rôle à l’extérieur : établissement de relations régionales et internationales dans l’intérêt des peuples arabes, diffusion de la culture de dialogue, d'ouverture et de paix dans le monde.

Suite au crime, le pays a connu des mouvements populaires condamnant l'acte, ainsi que des tiraillements politiques accentués; le commandement de l'Armée a pris alors des mesures de précaution et de sécurité pour empêcher les fauteurs de trouble d’en profiter pour semer la pagaille et le désordre. Ces mesures ont permis à la population de pouvoir s’exprimer librement dans la rue. Elles ont également permis de sauvegarder les institutions publiques et privées. Enfin, elles ont montré le sens de responsabilité, la clairvoyance et la sagesse de l’Armée, qui fut apprécié par les milieux locaux et internationaux.

Les relations avec les armées sœurs et amies
L’Armée libanaise entretient des relations amicales avec les armées des autres pays, et plus spécialement avec l’armée arabe syrienne qui a déployé ses troupes au Liban durant 29 ans, mettant fin à la guerre, aidant à la réconciliation nationale et à la réorganisation de l’Armée en l’équipant de matériel de guerre (canons et chars). Elle a également permis aux officiers et soldats libanais l’accès aux académies militaires syriennes.

En vertu des accords de Taêf et depuis 2001, les comités militaires mixtes libano-syriens, se sont rencontrés pour prendre des décisions et appliquer les mesures de redéploiement en six étapes. Ceci a permis aux deux tiers des troupes syriennes de se retirer en Syrie. Le reliquat des troupes s’est retiré définitivement du Liban le 26/4/2005 suite à une résolution promulguée par le Conseil Supérieur libano-syrien.

A cette occasion, une cérémonie a eu lieu à la base aérienne de Rayak en présence du chef de l’Armée le Général MICHEL-SLEIMAN ainsi que du chef d’état-major de l’armée syrienne le Général ALI HABIB et de plusieurs officiers libanais et syriens ainsi que de plusieurs attachés militaires étrangers.

Le Général MICHEL-SLEIMAN a exprimé son appréciation énorme envers la Syrie, a loué le rôle que l'armée arabe syrienne sœur a joué en défendant le territoire libanais et son peuple à travers son affrontement héroïque contre l'agression israélienne. De même, le Général SLEIMAN a salué ses martyrs et a apprécié son rôle pour la restructuration de l'Armée et la préservation de l'unité du Liban, ainsi que sa sécurité et sa stabilité.

La relation libano syrienne restera et pour toujours une relation solide parrainée par les accords de Taêf consentis par les libanais et insistant sur l'établissement des relations distinguées entre les deux pays frères pour faire face aux menaces israéliennes et aux différents défis

De même, les relations de fraternité continuent avec toutes les autres armées arabes; l'Arabie Saoudite, le Koweit, la Jordanie, l'Algérie ont offert des dons en matière de véhicules et de munitions militaires à l'Armée.

Profitant de ses bonnes relations avec les forces armées voisines, l’armée libanaise a reçu du matériel militaire des U.S.A.au nombre de 3000 engins ainsi que d’un certain nombre d'hélicoptères (U.H.1 H) et des gardes côtes à des prix très symboliques  sans oublier l’aide dans le domaine de déminage ,la sécurité maritime et  les soins médicaux.  La Grande Bretagne a offert à l’Armée des petits navires à des prix symboliques et la France a aidé dans le domaine des combats en montagne et des engins militaires.

N'oublions pas la contribution de plusieurs Etats amis dans les programmes de déminage comme la Chine, l’Ukraine, la Grèce, l’Espagne, l'Italie, l’Australie, la Corée du sud et d'autres… Tout comme les sessions militaires que suivent un grand nombre d'officiers libanais en Syrie, en Egypte, en Jordanie, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Koweit, aux Etats-Unis, en France, en Italie, en Belgique, en Espagne, en Grande Bretagne, en Irlande, en Hollande, en Allemagne, en Grèce, en Swisse, en Chine, en Inde, au Pakistan. En contrepartie, les instituts militaires libanais reçoivent des officiers de la Syrie, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Koweit, Qatar, les Emirats Arabes Unis.

Dans ce cadre, le commandement de l'Armée assure que ces relations n'affecteront pas la performance de l'Armée; Toutes ces relations restent et resteront dans le cadre des amitiés et dans le but de s’entraider et de profiter des expériences des uns et des autres. L'Armée s'engage aux constantes nationales lui dictant son rôle national et ses missions. Ce sont l'intérêt général du pays et la volonté nationale qui définissent le cadre général de la stratégie de l'Armée. 

En ce 60 eme anniversaire, les militaires suivent le chemin de l’honneur, du sacrifice et de la loyauté, quel que soit le prix…

Armés par leur foi en leur Patrie, par le patrimoine de leur peuple noble et par les sacrifices de leurs ancêtres, les militaires se montrent conscients vis-à-vis des responsabilités grandioses qui leur sont confiées… Ils réalisent que la Patrie mérite encore beaucoup plus…

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