Evènements Historiques

Les évènements principaux qui ont eu lieu au cours des 80 années précédentes et qui ont donné à l’Armée Libanaise son envergure actuelle:
La Légion d’Orient (1916)

Le trajet de l’Armée a débuté une fois l’Indépendance obtenue, et à l’issu de l’engagement volontaire de certains Libanais dans la Légion d’Orient que les Alliés ont formée dans la région Arabe en 1916 en tant qu’un des symboles de la lutte nationale. Les jeunes Libanais ont à ce temps-là réclamé à ce soient mentionnées deux conditions dans leurs contrats d’enrôlement, la première étant qu’ils ne feront face qu’aux forces Ottomanes, alors que la deuxième fut qu’ils se seront intégrés parmi les forces alliées en vue de libérer le Liban. En 1918, la Légion d’Orient regroupait parmi ses rangs la Première compagnie de l’Armée qui fut la compagnie 23, et c’est ainsi que le nombre de compagnies prit de l’ampleur aidant ainsi les Libanais, tout en luttant avec eux, toujours à leurs côtés, contre les forces mandataires.

Les compagnies des francs-tireurs Libanais (1926)

L’histoire des régiments des francs-tireurs Libanais ou ce qui fut ultérieurement connu sous le nom d’Infanterie, date depuis le mandat français au Liban et dans la Syrie. En effet, c’est l’autorité mandataire française au Levant qui a formé certains régiments d’infanterie (des francs-tireurs) en ayant recours aux habitants du pays (Autochtones) afin d’aider cette autorité à renforcer son pouvoir d’une part, et pour contribuer à la formation d’armées nationales pour ce pays (conformément à la loi du mandat), des armées qui joueront un rôle important quant à la naissance de l’autorité nationale une fois le mandat fini d’autre part.
Les 1er, 2ème, et 3ème régiments de francs-tireurs furent formés suite aux décisions de l’autorité mandataire durant des périodes variées, et ce suivant la volonté ou le besoin de l’autorité mentionnée. Ces régiments regroupaient des Libanais et des Syriens, la priorité étant accordée aux Libanais, mais ils étaient soumis en tant que commandement et au niveau de certains postes essentiaux de leur hiérarchie à des officiers et sous-officiers Français.

  Le cas demeurera de la sorte jusqu’à ce que l’accord ait lieu entre les gouvernements du Liban et de la Syrie d’une part, et les autorités mandataires Françaises d’autre part. Selon cet accord, les forces qui furent connues sous le nom de «troupes spéciales» devaient être livrées aux gouvernements Libanais et Syrien à partir du 1er Août 1945.

 

Le pacte du 26 juillet 1941

Le pacte du 26 juillet 1941 représente une prise de position bien claire pour certains officiers Libanais des forces spéciales de l’Orient, notamment suite à la tentative des Français visant à former une unité libanaise pour combattre à leurs côtés en Europe. En effet, un nombre d’officiers se sont réunis à Zouk Michaël en la date précitée et ont prononcé le serment disant de ne jamais œuvrer que pour le bénéfice du Liban, sous son drapeau et sous le commandement de son gouvernement national.

 

Le drapeau Libanais livré par le Président Béchara el-Khoury au leader Fouad Chéhab le 17 juin 1944

Conformément au protocole signé par le gouvernement Libanais et l’autorité Française le 15 juin 1944 portant sur la mise d’unités de francs-tireurs libanais appuyées d’un détachement de blindés à la disposition de ce gouvernement, un défilé militaire a eu lieu le 17 juin 1944 au stade de Beyrouth. Furent présents le Président de la République, les ministres et le Général «Pinet» et ses États-Majors. Lors de la cérémonie, le leader Fouad Chehab a reçu le drapeau libanais du Président Béchara el-Khoury.

 

La livraison des unités militaires le 1er août 1945 et la consécration du jour de la fête de l’Armée

Les comités Libanais, Syriens et Français se sont réunis le 12 juillet 1945 à l’Hôtel Massabki Chtoura et suite aux réunions, le signal fut donné d’entamer l’opération de réception des unités comme le suivant:

  • La réception des casernes et des établissements le 20 juillet 1945.
  • La réception des forces militaires dont l’effectif est de 20000 soldats en Syrie et 5000 au Liban le 25 juillet de la même année.
  • La livraison du commandement et de l’administration de ces forces le 1er Août 1945. Ce jour fut consacré en tant que fête nationale de l’Armée.

 

La guerre de Malkiyeh (1948)

L’Armée, étant encore nouvelle sur la scène, a subi trois guerres violentes entre le 15/5 et le 6/6/1948 contre les forces de l’ennemi israélien qui ont occupé le village de Malkiyeh – au nord de la Palestine. Par la suite, l’Armée a réussi à la libérer et la livrer à l’Armée de la libération arabe qui existait à ce temps-là. Lors des combats, le commandant de l’unité libanaise d’attaque le capitaine Mohammad Zougheib fut tombé martyr ainsi que 8 autres militaires, alors que les forces de l’ennemi israélien ont subi des pertes au niveau de l’effectif et des équipements. Les militaires Libanais ont marqué une intrépidité absolue au niveau du combat malgré l’inégalité au niveau des deux forces.

 

L’accord de l’armistice Mars 1949

Suite à l’intervention des Nations Unies pour arrêter le combat entre les Arabes d’un part et l’ennemi israélien d’autre part, les parties ont accepté de signer en 1949 l’accord de l’armistice. Cet accord qui a touché tous les pays arabes, fut signé par chacun de ces pays à part, alors que Le Liban a signé cet accord le 23 Mars de la même année, le côté israélien ne s’est pas conformé à cet accord, fait qui a mené à ce que les accrochages sur les frontières persistent entre l’Armée et les forces de l’ennemi.

 

Les événements de 1958 et l’élection du Général Fouad Chéhab Président de la République

En 1958, des incidents armés se sont déclarés dans un certain nombre de régions Libanaises, à cause de la division au niveau de la position des Libanais vis-à-vis l’alliance de Baghdad. L’Armée sous le commandement du Général Fouad Chéhab s’est intervenue, et a réussi à arrêter la dégénération des événements et à collecter les armes des citoyens afin de préserver l’ordre général et protéger la paix civile.

 

La guerre de 1967

Le 4 Juin 1967, l’ennemi israélien a mené une large guerre contre les pays arabes voisins (la Syrie, l’Egypte, la Jordanie). Malgré que cette guerre n’a pas touché le Liban, ce fait n’a pas empêché l’Etat Libanais et son Armée à offrir les aides logistiques et sanitaires aux pays arabes. Après le cessez-le-feu, Israël occupa les fermes Libanaises de Chébaa et les hameaux de Kfarchouba dans la région du Arqoub au Sud. Cette occupation est présente jusqu’à nos jours.

 

Les événements de 1975

Le 13 Avril 1975, les incidents de la discorde se sont déclarés au Liban pour plusieurs raisons, notamment les répercussions des conflits régionaux sur la scène interne, l’émergence du facteur israélien visant à frapper l’unité des Libanais et la formule de leur coexistence. Face à l’absence de la résolution politique unifiée de l’Etat, le rôle de l’Armée en son concept national global, fut écarté, et n’a pas réussi par la suite à empêcher la discorde. Les événements sanglants durèrent pendant de longues années, desquelles l’ennemi israélien a bénéficiées pour exécuter ses complots et ses avidités. Ses forces ont alors envahi le Liban, semant la destruction et la dévastation, fait qui a menacé de l’écroulement de cette entité. Or ces événements, malgré leur aspect cruel, n’ont pas empêché la communication et la rencontre des confrères d’armes à l’Armée, et les Libanais ont continué à miser sur le rôle national unifiant de cette dernière. C’est ce qui s’est passé vers le début des années 90, à travers le pacte de l’entente nationale qui a mis fin aux incidents internes, et l’Armée a retrouvé son rôle en restaurant un nouveau règne de sécurité et de stabilité. C’est alors que la Résistance nationale a pu renforcer sa lutte contre l’ennemi israélien pour arriver à la libération.

 

L’invasion de 1978

Le 14 Mars 1978, les forces de l’ennemi israélien ont envahi une partie du Sud du Liban, sous le nom de «l’opération du Litani», qui a duré sept jours et pris fin avec la promulgation de la résolution 425, qui stipulait le retrait de l’ennemi israélien des territoires qu’il a occupés, alors que cette invasion a causé d’énormes dégâts humains et matériels. L’Armée Libanaise a fait face avec toute prouesse aux avions effectuant les raids, et aux unités envahissantes. L’Armée a perdu de nombreux martyrs et de blessés lors des confrontations.

 

L’invasion de 1982

Le 6 Juin 1982, l’ennemi israélien a commis une autre invasion sous le nom de «l’opération de la sécurité du Galilée», ses forces regagnèrent la capitale Beyrouth, la Bekaa de l’Ouest et le Mont Liban. Cette opération a fait tomber près de 50 000 martyrs et blessés, sans oublier l’énorme destruction au niveau de l’infrastructure. L’Armée a fait face à cette agression avec tous les moyens disponibles, alors que ses postes furent exposés à des raids violents causant la destruction de plusieurs casernes et postes militaires, notamment: les casernes Mohammad Zougheib à Saïda et Issam Chamoun à Nabatiyeh. L’Armée a également perdu des dizaines de martyrs et de blessés lors des confrontations.

 

La réunification de l’Armée en Octobre 1990

Suite à la signature de l’accord de Taëf le 30 Septembre 1989, l’opération de la réunification de l’Institution militaire et ses fils a commencé, allant de trois fondements principaux, qui sont: l’instauration des constantes nationales et du dogme militaire dont les principes sont inspirés du pacte de l’entente nationale, l’adoption du travail institutionnel, et assurer les capacités humaines et les moyens matériaux afin de pouvoir exécuter les missions requises.
Le commandement de l’Armée a réussi en un temps record, à relancer l’opération de la construction de l’Institution. Le travail se déroulait selon des bases et des critères clairs et précis, fait qui a promu l’Institution pour qu’elle soit le piler fondamental de l’Etat dans le trajet du redressement de la nation. Les premières étapes de la reconstruction fut l’opération de fusionnement totale et l’alternance au niveau des secteurs de déploiement des unités militaires, fait qui a éliminé les facteurs de confessionnalisme, du régionalisme et du favoritisme, tout en instaurant le principe de l’allégeance nationale au sein de l’Institution. Cette étape fut accompagnée par l’adoption du dogme institutionnel au travail, où les critères de productivité et de compétence seront à la base des promotions, des permutations et des formations, et d’autres. Parallèlement, le commandement de l’Armée a tenu, fermement, à éloigner l’Institution des tiraillements politiques afin de préserver son prestige et son rôle national global. Quant au cadre du rééquipement et du réarmement nécessaires, et afin que l’Armée puisse assumer ses devoirs, le commandement a adopté le principe d’assurer les besoins nécessaires sans jamais charger le trésor de l’Etat des dépenses difficiles à supporter. Cette opération a eu lieu selon ce qui suit:

  • Maintenir les armes et les équipements qui sont déjà présents à l’Armée
  • Recevoir les armes des milices et utiliser les armes valides.
  • Bénéficier des offres présentées par plusieurs pays amis, pour acheter des équipements et des armes divers à des prix symboliques.
  • Accepter les dons des pays frères et amis. Ces dons ont touché des hélicoptères militaires, des drones d’inspection, des embarcations militaires, des chars, d’artillerie lourde, des transporteurs de troupes, des véhicules militaires, en addition à des équipements et des munitions divers.

Parallèlement à l’opération d’équipement, le chantier de formation et d’enseignement fut actif en vue de rester à jour au niveau du développement militaire et le développement des capacités des militaires, et ce à travers l’intensification des formations au sein des départements et des unités, et les sessions au Liban et à l’étranger sur les différents niveaux.

 

La bataille de l’aube du Sud en juillet 1991

Suite à la signature de l’accord de l’entente nationale entre les parties Libanaises et selon lequel les incidents internes ont pris fin, le gouvernement Libanais promulgua une résolution qui consistait à dissoudre toutes les milices et faire régner l’autorité de ses forces armées sur tous le territoire Libanais. Or certaines organisations palestiniennes ont refusé de se retirer des villages se trouvant à l’est de la ville de Saïda et retourner dans le camp des réfugiés Palestiniens de Ein el-Helweh, ce qui a poussé le gouvernement Libanais à charger l’Armée Libanaise de mettre fin à cette situation qui n’est pas ordinaire. C’est alors que l’Armée a réussi à exécuter la résolution du gouvernement en ayant recours à la force après des confrontations dures avec ces organisations, lors desquelles l’Armée a offert un grand nombre de martyrs et de blessés.

 

l’opération du Règlement des comptes en juillet 1993

En juillet 1993, l’ennemi israélien a mené une grande agression qui a duré sept jours contre le Liban, et dont le nom fut le «Règlement des comptes». Cette agression a visé les constructions, les ponts, les stations d’électricité et les régions résidentielles, causant des centaines de victimes et des milliers de blessés, sans oublier les grands dégâts au niveau de l’infrastructure et des propriétés, fait qui a causé une large vague de déplacement d’un grand nombre de citoyens des régions visées vers les régions internes du Liban. L’Armée Libanaise était encore une fois présente pour faire face à l’agression, c’est alors qu’elle a fait face aux avions effectuant les raids, et s’est tenue aux côtés de ses citoyens, leur offrant l’aide, protégeant leurs déplacement, et les aidant à enlever les traces de cette agression, une fois que cette dernière a pris fin.

 

L’opération des «Grappes de la fureur» en avril 1996

En avril 1996, l’ennemi israélien a mené une opération barbare qui a duré 16 jours, en la nommant «les grappes de la fureur», lors de laquelle il a adopté la politique de «la terre brûlée». Sa criminalité a atteint son apogée avec le massacre fameux de Qana, lorsque l’ennemi a bombardé le siège de la FINUL où des citoyens innocents sans armes se sont abrités, fait qui a causé des centaines de victimes. Les unités de l’Armée déployées dans le Sud ont fait face à l’agression israélienne avec tous les moyens disponibles, malgré que leurs postes ont été directement visés par les bombardements. La ténacité des unités de l’Armée et l’attachement à leurs postes avaient le grand impact au niveau du renforcement de la ténacité des citoyens et le retour des déplacés dès que l’opération a pris fin.

 

L’élection du Général Emile Lahoud Président de la République en Novembre 1998

Le 24/11/1998 le Général Emile Lahoud fut élu Président de la République Libanaise.

 

La bataille de Denniyeh en Janvier 2000

Le 31/12/1999, une patrouille de l’Armée fut exposée à une agression perpétrée par un groupe armé appartenant à l’organisation terroriste «el-Takfir wal Hejra», et ce dans la région de Denniyeh – au Nord du Liban. C’est alors que l’Armée a mené une large opération militaire contre cette organisation, l’écrasant en peu de jours, offrant un officier et sept militaires martyrs. Cette organisation terroriste est considérée comme étant le noyau qui fut à la base de l’infiltration du courant takfiriste au Liban, vue les nationalités diversifiées de ses membres, le taux de son effectif et de ses armes, les idées, l’idéologie et les desseins que cette organisation adoptait et œuvrait à réaliser.

 

La libération de Mai 2000

Avec le début des années 90, le commandement de l’Armée a tout de suite décidé de faire déployer la moitié de l’effectif de l’Armée sur les lignes de confrontation avec l’ennemi israélien au Sud et dans la Bekaa de l’Ouest, et donna les ordres à faire face à l’ennemi israélien avec tous les moyens et les capacités disponibles. Suite à la position nationale unifiée et la ténacité de l’Armée dans ses postes, le rythme rapide des frappes de la Résistance dans une guerre d’usure rare, l’ennemi israélien se trouva obligé de se retirer de la plus grande partie du Sud et de la Bekaa de l’Ouest, c’est alors que fut l’exploit de la Libération le 25 Mai 2000.

 

La participation de l’Armée aux travaux de recherche après le crash de l’avion à Cotonou en 2003

Le 25/12/2003, un avion de type Boeing 727 a subi un crash près de l’aéroport de Cotonou – Benin, où des militaires du régiment Commandos de mer ont participé à une mission unique en son genre en dehors du territoire Libanais, à évacuer les corps des victimes de l’avion. Cette participation a contribué d’une manière efficace à retirer les corps des passagers et à sauver 22 autres, dont 16 Libanais. Cet accident est considéré le pire des catastrophe aériennes, surtout que les victimes étaient en route pour le Liban pour y passer les vacances avec leurs familles.

 

L’assassinat du président martyr Rafic Hariri (Février 2005)

Le 14 Février 2005, le convoi de l’ancien chef du gouvernement Rafic Hariri fut exposé à une grande explosion près de l’hôtel Saint Georges – centre ville de Beyrouth. C’est alors que le Président Hariri est tombé martyr, ainsi que le député Bassel Fleyhane et un certain nombre de ses gardes du corps, et des citoyens qui étaient présents dans la région précitée. Les immeubles et beaucoup de voitures ont subit d’énormes dégâts dans la zone de l’explosion.
Avec le martyre du président Hariri, l’Etat et ses institutions, y inclus l’Armée, ont perdu un homme d’Etat qui a beaucoup contribué au trajet de la reconstruction, la politique a perdu un homme d’entente par excellence, l’économie a perdu un homme qui a laissé ses empreintes sur le chantier de la réforme et de la construction au Liban d’une manière légendaire, le monde entier a perdu à son tour un homme distingué qui a pu se trouver une position pionnière parmi les grands.

 

L’agression de Juillet 2006

Une nouvelle fois, l’ennemi israélien a adressé ses armes destructives vers le Liban dans une guerre ouverte qui a commencé du Sud, le 12 Juillet 2006, et qui n’a pas tardé à toucher les différentes régions Libanaises. Il a alors visé le Liban, son sol, sa mer et son air avec une ceinture de feu dans une opération de destruction systématique de son infrastructure et ses constructions, tout en visant exprès, les citoyens innocents dans leurs lieux de résidence, de travail et lors de leurs déplacements. L’ennemi israélien a également visé les postes de l’Armée se trouvant dans tout le pays, perpétrant des massacres cruelles, notamment au régiment des travaux indépendants à Jamhour, aux postes des Forces maritimes de Wej el-Hajar et el-Abdeh au Nord. Le bilan fut 47 martyrs et un grand nombre de blessés. C’est alors que le sang de ces militaires s’est mêlé avec celui des citoyens innocents. Lors de cette guerre, l’Armée présente sur la scène de confrontation, reflétait l’image de la patrie résistante. Ses unités assumaient dans les locations de leur déploiement, leur rôle défensif avec toutes les capacités disponibles, en faisant face aux avions ennemis, en anéantissant plusieurs tentatives de débarquement et d’infiltration. Ces unités ont continué également à assumer leurs missions sécuritaires et de développement dans tous le pays, tout en restant prêtes à étouffer n’importe quelle discorde interne, et fermes envers toutes personnes tentant de porter atteinte à la sécurité et la stabilité, à l’ombre des importants cas d’exode, les circonstances et les changements en cours. A 8h du 14 Aout, l’agression israélienne a cessé en exécution de la résolution du Conseil de sécurité international portant le numéro 1701 promulgué le 11/8/2006, et qui stipulait l’arrêt de toutes les hostilités militaires, pour que le retour des réfugiés dans leur territoire et leurs domiciles commence. L’Armée Libanaise se hâte à se diriger vers les frontières du Sud après une absence dépassant les trois décennies, et ce en application de la résolution du gouvernement Libanais chargeant l’Armée de se déployer dans le Sud du Liban pour arriver à la Ligne bleue, et instaurer l’autorité de l’Etat dans cette région, tel le cas dans le reste des régions Libanaises, tout en appuyant la ténacité des citoyens et épaulant la reconstruction de leurs villes et villages. Cette mission s’est concordée avec la mission du déploiement des unités de l’Armée tout le long des frontières terrestres et maritimes Libanaises, afin de contrôler les passages et empêcher les opérations de trafic et de contrebande, sous leurs différentes formes.  

 

La guerre de Nahr el-Bared

Le 20/5/2007, les terroristes de l’organisation «Fath el-Islam» qui était stationnée principalement dans le camp de Nahr el-Bared pour les réfugiés Palestiniens au Liban nord, ont attaqué brusquement et d’une manière perfide certains postes de l’Armée aux alentours du camp précité et de la ville de Tripoli, et ce dans une tentative visant à cibler l’État et ses institutions et à terrifier l’Armée arrivant jusqu’à établir un émirat religieux dans la région du nord. Cependant, l’Armée n’a pas tardé à reprendre contrôle et ses unités ont réagi rapidement et ont réussi à reprendre leurs postes, tout en vainquant les terroristes. L’Armée a également arrêté certains terroristes et a bouclé le camp, et le Commandement de l’Armée a par la suite prit la décision de régler progressivement et à titre militaire la situation. Le 2 septembre de l’année même, la promesse que l’Armée a donné au peuple libanais fut finalement réalisée lorsque l’Armée a  imposé son contrôle sur la dernière forteresse des terroristes dans le camp, réussissant de la sorte à détruire la plus grande organisation terroriste que le Liban a jamais connu. Par la suite, furent tombés 171 martyrs parmi les rangs de l’Armée et des centaines furent blessés lors de cette guerre cruelle.

 

L’élection du Général Michel Sleiman en tant que Président de la République en mai 2008

Le 24/5/2008 le Général Michel Sleiman fut élu Président de la République.

 

Le crash de l’avion éthiopien en janvier 2010

Le 25/1/2010 et durant le décollage de l’avion Boeing appartenant aux lignes aériennes éthiopiennes près de l’aéroport international Rafic el-Hariri- Beyrouth et avec 90 passagers à bord, l’avion s’est enflammé et a par la suite chuté dans la mer face à Naameh sur une distance de 8 km de la côte. A l’issu ont intervenu des unités des forces navales, aériennes, du Régiment commandos de mer aidées par des hélicoptères et des bateaux militaires de la FINUL. Une fois qu’elles ont réussi à localiser le lieu précis de la chute de l’avion, les unités ont entamé une large opération de recherche et ont fini par trouver les deux caisses noires et par repêcher les débris de l’avion et la plupart des corps des victimes qui étaient à bord. L’opération exécutée par l’Armée a été largement appréciée aux niveaux local et international, vu la compétence des militaires Libanais, leur intrépidité et leur rapidité quant à l’exécution de la mission.

 

L’incident de Edaïsseh en Août 2010

Une patrouille de l’ennemi Israélien a dépassé le 3 Août la ligne technique aux périphéries du village de Edaïsseh envers des territoires considérés parmi les propriétés du Liban, fait qui a poussé la force de l’Armée déployée dans la région à faire face à la patrouille. Des accrochages ont eu lieu pour plusieurs heures, durant lesquelles l’ennemi israélien a eu recours aux armes lourdes les utilisant contre les postes de l’Armée et les domiciles des citoyens. Ainsi, tombèrent deux martyrs et un citoyen, et d’autres  furent blessés, alors que les rangs de l’ennemi ont subi la morts de plusieurs personnes et la blessure d’autres. La confrontation prit fin lorsque la patrouille mentionnée s’est retirée vers ses postes.  

 

L’incident de Wazzani en Août 2011

Un incident semblable à celui de Edaïsseh a également eu lieu le 1er Août 2011 lorsque les unités de l’Armée déployées dans la région de Wazzani ont fait face à une patrouille israélienne qui a surpassé la ligne de retrait d’une distance de 30 mètres à l’intérieur des territoires libanais. Suite à l’accrochage précitéو la patrouille de l’ennemi fut obligée de se retirer sans jamais causer des blessures parmi les rangs de l’Armée Libanaise.

 

La bataille de Abra en Juin 2013

Des groupes terroristes affiliés au terroriste Ahmad el-Assir ont attaqué brutalement le 23/6/2013 un barrage de l’Armée, fait qui a causé le martyre de deux officiers et d’un soldat ainsi que la blessure de plusieurs. Les groupes terroristes cherchaient à porter atteinte et à semer la discorde dans la région du sud. Après deux jours de confrontations cruelles, les forces de l’Armée ont réussi à éliminer à titre final les groupes précités, tout en arrêtant un grand nombre de leurs membres. La bataille a fait finalement 20 martyrs en addition de dizaines de blessés.

 

La confrontation de Tripoli en octobre 2014

Le 24/10/2014 et à l’issu de l’arrestation d’un des membres terroristes dans la région de Denniyeh, un nombre d’éléments armés affiliés au terroriste arrêté, ont attaqué des postes et des soldats de l’Armée, causant ainsi le martyre de certains militaires parmi lesquels deux officiers. À l’issu, l’Armée a entamé une opération militaire vaste pour régler la situation sur le terrain et pour mettre fin au phénomène d’éléments armés dans certaines régions des villes de Tripoli et de Akkar. L’opération prit fin avec l’expulsion des éléments armés et par la mort et l’emprisonnement d’un grand nombre parmi eux. Or le bilan de l’Armée fut de 11 martyrs parmi lesquels trois officiers. Cette bataille fut marquée par la rapidité et le professionnalisme de haut calibre qui se sont manifestées à travers l’élimination de la situation anormale (durant 24 heures) et par la réimposition de l’autorité de l’État sur les différentes régions où eurent lieu les accrochages.

 

Faire face aux groupes terroristes au jurd de la chaîne de l’Anti Liban (2014-2016) - La bataille de Ersal (août 2014)

Le 2/8/2014 et à l’issu de l’arrestation du terroriste Syrien Imad Jomaa sur un barrage de l’Armée dans la région de Ersal, de grands groupements armés se manifestèrent brusquement sur la scène menant une attaque vaste contre tous les postes militaires avancés dans la région, et ce simultanément avec le ciblage du peloton des forces de sécurité intérieure – FSI dans le village précité. Cependant, les forces de l’Armée ont riposté rapidement et directement, tout en exécutant une attaque précise grâce à laquelle les forces ont réussi à libérer les postes militaires assiégés et expulser les agresseurs en direction du jurd de la région, tout en vainquant un grand nombre parmi eux entre morts et blessés. Le bilan de l’Armée durant cette bataille fut de 24 martyrs et 86 blessés, alors que les groupes terroristes ont enlevé 21 soldats de l’Armée et 15 des Forces de sécurités intérieures et furent ultérieurement tombés martyrs 5 parmi les enlevés, quatre étant de l’Armée et un des FSI après qu’ils furent assassinés d’une manière cruelle qui n’est point humanitaire et qui se contredit avec toute  éthique. Le 31/8/2014, quatre militaires de l’Armée furent libérés, ainsi que trois autres et 13 des Forces de sécurité intérieure, et ce le 1/12/2015 suite à des négociations politiques et sur le terrain.

Faire face aux groupes terroristes au jurd de Rass Baalbeck (décembre- avril 2015)

Des groupes terroristes ont attaqué le 23/1/2015 un des postes avancés de l’Armée sur la colline el-Hamra. Les soldats du poste ont ainsi fait face aux agresseurs en ayant recours aux différentes armes les empêchant par la suite d’avancer. Grâce à la résistance des soldats mentionnés et aux renforcements militaires qui furent emmenés dans la région et après avoir bombardé les groupements des terroristes et  leurs routes d’infiltration, par l’intermédiaire d’armes lourdes, les forces de l’Armée ont pu contrôler la colline précitée tout en écartant les agresseurs et leur causant un grand nombre de blessures et de morts. Huit martyrs de l’Armée furent tombés suite aux accrochages en addition de quelques blessures.

 

L’Armée contrôle deux hauteurs stratégiques au jurd de Rass Baalbeck (2015)

Des unités de l’Armée ont exécuté le 26/2/2015 une opération d’attaque rapide dans la région du jurd de Rass Baalbeck contre des groupements terroristes, suite à laquelle les unités ont réussi à contrôler deux hauteurs stratégiques situées sur les frontières libano-syriennes tout en chassant les éléments armés de ces dernières sans jamais enregistrer des blessures parmi les rangs des militaires. Cette opération fut inscrite dans le cadre d’assurer la prévention sécuritaires aux postes militaires d’arrière, aux villages et villes limitrophes des frontières Est.

 

L’exécution d’une incursion de qualité et brutale au jurd de Rass Baalbeck (2015)

Les forces de l’Armée ont exécuté le 7/4/2015 une incursion brutale et de qualité contre des groupes terroristes dans les hauteurs du jurd de Rass Baalbeck, et ce suite à des informations fournies évoquant des préparations logistiques et de combat des groupes précités. Des accrochages ont eu lieu entre l’Armée et les groupes mentionnés durant lesquels furent utilisées différentes armes, finissant par la mort et la blessure de certains parmi les rangs des terroristes qui ont subi des pertes graves aux niveaux des armes et du matériel sans jamais enregistrer des pertes parmi les rangs des militaires.

Une opération brutale et de qualité contre un groupe de l’organisation terroriste Daech au jurd de Ersal (2016)

Une force de l’Armée a attaqué le 3/2/2016 dans la région de Wadi el-Araneb-Ersal par l’intermédiaire d’une opération brutale et de qualité, le siège d’un groupe terroriste appartenant à l’organisation terroriste Daech, après que le groupe terroriste précité planifiait d’attaquer les postes de l’Armée et d’enlever des citoyens dans la région de Ersal. La force a réussi à tuer 6 terroristes armés parmi lesquels fut un des leaders les plus célèbres de l’organisation précitée, tout en saisissant des quantités d’armes, de munitions, de grenades à main, de ceintures explosives, de silencieux et deux véhicules. Une autre force de l’armée a également perquisitionné un hôpital ambulant utilisé par le groupe précité dans la même région et a arrêté par la suite 16 terroristes sans jamais causer des pertes parmi les forces militaires qui ont marqué un professionnalisme absolu quant à la surveillance du groupe et l’arrestation de ses membres. Les efforts des forces militaires furent pleinement appréciés par les autorités locales, régionales et internationales qui ont loué les réussites et les parachèvements successifs que les forces militaires ont réalisés en faisant face à ces groupes.
Ce qui s’est déroulé à Ersal dépasse une simple bataille contre le terrorisme, et les parachèvements des militaires dépassent les simples appellations de réalisations et de victoire, car les confrontations héroïques que l’Armée a subi et le sang pur qui a coulé sur le sol de ces hauteurs fermes ont déjoué le plan des terroristes, ce plan visant à «changer l’identité du Liban, même de l’éliminer de la carte mondiale en tant qu’état.» Cependant l’Armée a bien réussi à anéantir les complots des terroristes et a pu les déjouer, détruisant de la sorte leurs aspirations d’établir leur dit émirat sur le territoire Libanais et dissipant leurs rêves d’accéder à un accès maritime sur la côte.